MARRAKECH REÇOIT SES PREMIERS TOURISTES ÉTRANGERS

UNE LUEUR D’ESPOIR POUR UNE VILLE TOURISTIQUE PAR EXCELLENCE

Marrakech a trop souffert d’un confinement qui dure et des répercussions de la pandémie du Covid-19, en l’absence d’une réelle volonté politique de ressusciter l’économie de cette ville qui dépend du tourisme. Après des mois de scepticisme, les touristes étrangers s’intéressent de nouveau à la Ville ocre.

D’une ville animée, Marrakech est devenue une ville fantôme. Première destination du Royaume, elle a trop souffert d’un confinement qui dure et dure encore et des répercussions de la pandémie du Covid-19, en l’absence d’une réelle volonté politique de ressusciter l’économie de cette ville qui dépend du tourisme. Cependant, après des mois de scepticisme et de morosité économique, une lueur d’espoir se profile à l’horizon. La Ville ocre a reçu ces derniers jours ses premiers touristes étrangers.

Une information confirmée par divers opérateurs. L’aéroport de Marrakech-Menara accueille 17 vols étrangers par semaine. Les tours opérateurs étrangers, dont Booking, ont joué un rôle important dans cette reprise, en promouvant la destination et en nouant des contacts avec des opérateurs locaux. Des vols de l’aéroport parisien Charles de Gaulle ont atterri samedi 26 et dimanche 27 septembre 2020, à bord desquels il y avait des touristes français, principaux clients de cette destination. Plusieurs compagnies aériennes assurent le transport des touristes (RAM, AIr France, KLM, Delta Airlines, Transavia, Air Arabia, Wizz Air).

Grosses pertes
Ces arrivées ont été différemment reçues par les opérateurs touristiques. Une lueur d’espoir indéniable pour certains, un flux pas suffisant pour d’autres. «Depuis mars 2020, la ville de Marrakech en particulier a essuyé de grosses pertes du fait de la mise à l’arrêt de l’activité touristique causée par le confinement. Les jeudi 24, vendredi 25 et dimanche 27 septembre 2020, nous avons reçu les tout premiers touristes étrangers, notamment de la France. C’est un signal positif pour nous et pour nombre d’opérateurs touristiques de la ville», nous confie Mounir Chami, directeur général de Carresa Group, spécialisé dans le transport touristique, les navettes privées et les transferts aux aéroports et partenaire n°1 de Booking.com. Pour cet opérateur, ce n’est que le début. «Il faut garder espoir et croire que cette reprise, aussi modeste soit-elle, va durer. A leur arrivée, ces touristes étrangers nourrissaient la peur d’être contaminés. Lorsqu’ils ont constaté que les voitures et bus que nous avons mis à leur disposition étaient désinfectés et certifiés, avec un service professionnel, ils ont repris confiance. Et cet élément de confiance est capital en ce moment d’incertitude pour encourager d’autres touristes à venir au Maroc », souligne Mounir Chami.

Le nombre de vols limités au quotidien et hebdomadaires ainsi que de compagnies aériennes opérant au niveau de l’aéroport Menara freine l’arrivée des touristes en masse. Un critère qui n’encourage pas d’autres opérateurs touristiques pour redémarrer leur activité. C’est le cas de Ali Rahimi, propriétaire de l’hôtel AlKabir à Marrakech et membre de l’Association de l’industrie hôtelière de Marrakech, qui, comme beaucoup d’autres, attend une véritable reprise. «Marrakech recevait 30.000 touristes étrangers par semaine. Actuellement, ce chiffre ne dépasse pas, au meilleur des cas, 3.000. Ce n’est pas suffisant. C’est même insignifiant pour qu’un hôtel soit rentable ou pour qu’il atteigne au moins son équilibre financier», se désole Ali Rahimi.


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