Le Wydad proche d'une 3ème Ligue des champions

La supercoupe d'afrique pourrait être 100% marocaine si le WAC et Berkane triomphent en finales de la c1 et de la C2 africaines

Les clubs marocains confirment leur bonne forme en compétitions africaines ces dernières années. Le Wydad de Casablanca défie, le 30 mai au stade Mohammed V, Al Ahly en finale de la Ligue des Champions. La Renaissance de Berkane aura déjà disputé la finale de la Coupe de la Confédération face à Orlando Pirates.

Comme en 2011 ou encore plus récemment en 2019, le Maroc est présent en finale des deux plus prestigieuses compétitions de clubs de football en Afrique, la Ligue des Champions et la Coupe de la Confédération en 2022. Comme il y a trois ans, c’est encore le Wydad de Casablanca (WAC) et la Renaissance de Berkane (RSB) qui ont la lourde tâche d’enrichir le palmarès continental du Royaume au niveau des clubs, et surtout faire oublier le scénario cauchemardesque de 2019, lorsque les deux équipes en questions avaient laissé filer les deux coupes sans pour autant démériter. Le WAC avait d’alors perdu la Ligue des champions au profit de l’Espérance de Tunis, après le fameux incident de la VAR lors du match retour à Radès. Les Berkanis avaient perdu quant à eux la Coupe de la Confédération face aux Égyptiens de Zamalek aux tirs au but (5-3).

Si les Berkanis seront déjà fixés sur leur sort, le vendredi 20 mai 2022, après avoir croisé le fer avec l’équipe d’Orlando Pirates d’Afrique du Sud, au stade Godswill Akpabio au Nigéria, le WAC devra attendre une dizaine de jours exactement, avant de défier le géant d’Al Ahly d’Égypte, double tenant du titre, et club le plus décoré en Afrique.

Une rencontre qui s’annonce très tendue sur plusieurs plans. Tout d’abord, il faut noter une certaine rivalité qui est née entre le Wydad et Al Ahly ces dernières années. Les Casablancais avaient remporté leur deuxième ligue des champions face au même club en 2017, alors que les Cairotes avaient terrassé le WAC en demi-finale dans leur parcours pour remporter, en 2020 leur 9e titre dans la même compétition.

Une finale très tendue
Mais beaucoup de choses ont changé par rapport à la demi-finale de 2020, lorsque le WAC s’était présenté avec une équipe décimée par les blessures, notamment en défense et en milieu de terrain. Cette foisci, les Casablancais affrontent Al Ahly avec plus de stabilité technique, particulièrement grâce à l’entraîneur Walid Regragui et son pragmatisme, mais aussi grâce à une équipe plus complète qu’il y a deux ans, malgré quelques blessures. Autre “avantage” qui pourrait jouer en faveur du WAC, la tenue de la finale à Casablanca.

Le choix de la CAF d’organiser cette rencontre à grand enjeu sur le terrain de l’un des deux finalistes a provoqué une polémique qui ne cesse d’enfler jour après jour, sous l’effet des multiples sorties de la partie égyptienne, notamment au niveau des médias et du club d’Al Ahly, pour contester la décision de l’instance africaine dans un premier temps, puis pour imposer ses propres conditions pour accepter de jouer la finale au Maroc, dans un second temps. Le communiqué du 16 mai, dans lequel le club cairote énumère ses six requêtes aux airs d’ultimatum aux autorités marocaines, a suscité l’ire de beaucoup de Marocains.

Ainsi, Al Ahly demande à la partie marocaine de répondre dans un délai de 72 heures à ses demandes relatives à la répartition parfaitement équitable des places dans le stade Mohammed V entre les supporters des deux clubs, et l’octroi rapide de visas aux supporters égyptiens voulant faire le déplacement à Casablanca.