LE WAC ATTEND LE VERDICT

L’AFFAIRE DE LA FINALE DE LA LIGUE DES CHAMPIONS TRAÎNE TOUJOURS

Prévu initialement le 20 mars 2020, le verdict concernant le litige de la finale de la Ligue des champions de la CAF en 2019 entre l’Espérance de Tunis et le Wydad de Casablanca devrait être rendu cette semaine par le Tribunal arbitral du sport (TAS) en Suisse.

Cela fait plus d’un an que cette affaire entache le football africain. Le 31 mai 2019, le match retour de la finale de la Ligue des champions de la CAF, au stade de Radès de Tunis, a été marqué par une grosse polémique. Alors que les Tunisiens de l’Espérance de Tunis menaient 1-0, le Wydad de Casablanca revient dans la partie en égalisant à la 59e minute. Problème, le but de Walid El Karti est rapidement annulé pour un horsjeu imaginaire et les joueurs du Wydad refusent de continuer le jeu après avoir découvert que le système d’arbitrage assisté par vidéo (VAR) ne marchait pas.

Après plus de 90 minutes d’arrêt de jeu, l’arbitre Bakary Gassama avait décidé de siffler la fin du match, annonçant la victoire pour le club tunisien, sur le score de 1-0, outre un nul positif décroché au Maroc, à l’issue d’une rencontre entachée par un arbitrage très contesté de l’arbitre égyptien Gehad Grisha. Cette semaine, le TAS va émettre son jugement définitif après avoir reporté sa décision initialement prévue le 20 mars 2020. Au mois de mai dernier, les juges du TAS avaient auditionné la plupart des acteurs de cette rencontre du président de la CAF, Ahmad Ahmad aux représentants des deux clubs concernés en passant par l’arbitre Bakary Gassama ou le délégué du match, Ahmed Ould Yahya.

En cas de jugement défavorable du Tribunal suisse, le WAC ne devrait pas en rester là selon le quotidien Al Massae. En effet, Saïd Naciri, le président de la formation casablancaise, pourrait faire appel devant le tribunal fédéral suisse qui est la plus haute juridiction du pays, comme le lui permet la loi. Il est aussi probable que le TAS décide de remettre le dossier entre les mains de sa commission des compétitions, parce que la commission des litiges n’est plus apte à statuer sur cette affaire. Le journal arabophone explique également que le TAS peut laisser le titre au club tunisien tout en sanctionnant les dirigeants du Taraji alors que la CAF estimait que le stade de Radès n’était pas apte à accueillir un match d’une telle importance notamment d’un point de vue sécuritaire en plus du fait que le président de l’EST avait insulté les membres du WAC et avait même tenté de les intimider.

Lutte contre l’oppression
Pour rappel, le comité d’urgence de la CAF, réuni en juin 2019 à Paris, avait décidé d’annuler la rencontre et de rejouer le match sur un terrain neutre. Une décision rejetée par les deux clubs qui ont porté plainte auprès du TAS. Ce dernier avait annulé la décision du comité de la CAF pour vice de forme. Le comité de discipline, étant compétent pour trancher dans ce genre de litige, a donné raison aux Tunisiens et a annoncé l’EST champion. S’en suit le recours au comité d’appel par le WAC, sans gain de cause pour le champion du Maroc.

Le 16 septembre, le Wydad a renvoyé l’affaire au TAS, «Nous défendrons nos droits jusqu’à la fin. Nous luttons depuis deux mois contre cette oppression. L’Espérance ne mérite pas de remporter la Coupe de la manière dont nous avons été témoins à Radès», avait déclaré Saïd Naciri.


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