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UN VOTE MASSIF POUR CHASSER LES MÉDIOCRES !

A l'approche des élections législatives et communales de 2021

Dans huit mois, il y a moyen de voter pour celui ou ceux qui méritent la confiance des citoyens et se plient en quatre pour mieux les servir. Finie donc l’indifférence qui laisse la voie libre à des parvenus de la dernière heure pour faire de nos villes ce qu’elles sont aujourd’hui !

Les Casablancais autant que les Fassis ont souffert le martyre d’une gestion chaotique de leurs villes depuis le début du mandat d’Abdelaziz El Omari et de Driss El Azami. Et ces derniers jours, ils ont eu la certitude que seules leurs voix sont à même de leur épargner une peine prolongée à l’infini. Car quand El Omari partira, c’est un autre ‘’El Omari’’ qui se plaira à occuper son siège et à inscrire son ‘’inaction’’ dans la ligne droite de la médiocrité de son prédécesseur.

Les maires et leurs bilans se ressemblent. Mais depuis quand un maire établit son bilan?! Si bilan il y a, il aura certainement pesé dans la balance le jour du vote. Et cela empêchera que des maires dépensent l’argent du contribuable sans un impact patent sur son quotidien. C’est sans doute cette anomalie de la démocratie à la marocaine qui permet à des partisans sans ambitions pour leur ville ou leur patrie de sévir en toute impunité. Le défaut de reddition des comptes devrait entraîner la résiliation du contrat, moral du moins, liant un élu local à ceux qu’il gouverne.

Il n’y a pas plus douloureux que de revivre la même mésaventure avec un nouveau maire. Mais cette affliction peut disparaître à jamais si l’on vote massivement. Il n’est pas trop tard pour bien faire et pour changer le statu quo. Les élections approchent à grands pas. Dans huit mois, il y a moyen de voter pour celui ou ceux qui méritent la confiance des citoyens, les respectent et se plient en quatre pour mieux les servir.

Le moment venu, le jour du scrutin, il faut tenir compte de ses déboires et déceptions. Finie donc la désinvolture! Finie l’indifférence qui laisse la voie libre à des parvenus de la dernière heure pour faire de nos villes ce qu’elles sont aujourd’hui! La mobilisation des citoyens doit être large et persistante. Il est temps pour celles et ceux non encore inscrits sur les listes électorales actuelles de le faire. Le ministère de l’Intérieur devra prolonger les délais d’inscription au-delà même du 24 janvier 2021.

L’avenir se conjugue au présent. La crise sanitaire du coronavirus a eu le mérite de mettre à nu les insuffisances en termes de gouvernance des partis de la majorité et la passivité des partis de l’opposition. Si le PJD a été porté au pouvoir, c’est en grande partie grâce à l’absentéisme flagrant des électeurs. Les dernières élections législatives de 2016 avaient été marquées par un taux de participation très faible: sur plus de 15 millions d’inscrits aux listes électorales, seulement 43% se sont rendus aux urnes.

Un chiffre en baisse par rapport aux législatives de 2011 (56%). Quant aux élections communales et régionales, tenues en 2015, elles ont enregistré un taux de 53% contre 51% en 2009. C’est dire que l’abstention est devenue une caractéristique indélébile de nos élections.

Et ce n’est pas un vote massif qui va restituer une confiance en partie perdue dans les partis politiques. Du moins, il pèsera de tout son poids sur ces acteurs de la scène politique nationale qui vont se rendre à l’évidence que leurs électeurs sont éveillés et veillent désormais au grain par rapport à la gestion de la chose publique. C’est là tout l’enjeu et la force du vote. La médiocrité et les petits calculs politico-politiciens sordides n’ont plus leur place au Maroc de 2021.

Le pays est déjà dans une impasse compte tenu de ses difficultés financières et de son taux d’endettement. Ne pas se préoccuper où et comment ses impôts sont dépensés revient à dire qu’on aura encore et encore des maires et des gouvernants en général de la trempe d’El Omari et d’El Azami.