Visite au Maroc du commissaire européen à la politique de voisinage, Oliver Varhelyi

La Commission européenne soutient les PME marocaines

1,6 milliard d’euros sont promis par l’Europe en faveur du Maroc pour le développement d’un partenariat vert, focalisé sur l’énergie et d’un partenariat numérique pour augmenter la connectivité entre nos sociétés et nos marchés.

Les relations entre le Maroc et l’Europe vont probablement connaître un nouveau souffle. Malgré la guerre russo-ukrainienne, qui secoue le Vieux Continent, l’Europe est engagée à développer son partenariat avec le Royaume, particulièrement dans le domaine économique et de l’entreprise. En témoigne la récente visite au Maroc, mercredi 9 mars 2022, du commissaire européen à l’élargissement et à la politique européenne de voisinage, Oliver Varhelyi.

Lors d’une rencontre avec le président de la CGEM, Chakib Alj, le haut responsable européen a réitéré la volonté de l’Europe de coopérer avec le Maroc pour soutenir les petites et moyennes entreprises. «Nous sommes prêts à coopérer avec vous, notamment en matière de transition énergétique verte, de facilitation des échanges, de digitalisation et de soutien des PME», a dit M. Varhelyi. Ce dernier rappelle l’annonce faite récemment par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, d’investir 1,6 milliard d’euros pour promouvoir la transformation verte et numérique du Royaume.

Pour sa part, M. Alj relève que cette réunion tombe à point nommé pour discuter du rôle essentiel que les relations entre entreprises marocaines et européennes peuvent jouer pour davantage développer les bonnes relations de voisinage. «Nos homologues européens en sont également convaincues. C’est dans ce cadre que nous avons déjà entamé une relation avec la confédération des entreprises européennes, Business Europe, avec une demande conjointe aux politiques, celle de moderniser nos relations commerciales et d’investissement», a-t-il poursuivi.

Tête de pont en Afrique
Par ailleurs, M. Alj s’est félicité de la qualité des relations entre la CGEM et la Commission européenne, ainsi que de l’efficience de leur coopération sur plusieurs thématiques, notamment la promotion de l’entrepreneuriat, citant le lancement de la plateforme Intaliq, visant à outiller les porteurs de projets marocains pour réussir leur expérience entrepreneuriale. «Notre pays trace aujourd’hui son chemin sur une voix libérale, pro-business et pro-UE», a-til avancé, ajoutant que Mme von der Leyen l’a confirmé, notamment avec l’investissement de 1,6 milliard d’euros pour le développement d’un partenariat vert focalisé sur l’énergie et d’un partenariat numérique pour augmenter la connectivité entre nos sociétés et nos marchés.

Pour le patron des patrons, cela signifie trois éléments cruciaux pour les entreprises marocaines et européennes. Il s’agit d’abord du fait que la transition verte n’est pas seulement un défi, mais une nécessité stratégique comme le démontre l’actuelle situation énergétique mondiale. A cet égard, il préconise la mise en place d’un cadre de régulation et de coopération pour la transmission de l’énergie et pour les investissements, entre autres.

Deuxièmement, l’ouverture et l’intégration de nos marchés est devenue une question de sécurité. Le Maroc peut en effet servir de tête de pont pour l’UE en Afrique au regard, notamment, de la zone de libre-échange africaine. Le troisième élément est le rôle fondamental du secteur privé dans les relations internationales et de voisinage, notamment les relations culturelles et la coopération sur l’éducation, la recherche, l’art et le sport.