Instauration du visa électronique à partir du 10 juillet

Les professionnels du tourisme jubilent

La mise en place du e-visa devrait entrainer une hausse du nombre de touristes au Maroc. Une aubaine pour un secteur en pleine relance.

Bonne nouvelle pour les nombreux touristes assujettis au visa pour entrer au Maroc. Plus besoin de se déplacer dans les consulats du Royaume pour demander ce document. Le gouvernement a décidé d’instaurer des visas électroniques à partir du 10 juillet 2022. L’annonce a été faite par son porte-parole Mustapha Baïtas, jeudi 23 juin 2022, lors du traditionnel point de presse à l’issue du Conseil de gouvernement. D’après lui, cet e-visa va faciliter l’obtention rapide de ce document en 24h ou 72 heures maximum pour les demandeurs. «Cette nouvelle mesure concerne 49 pays, dont trois catégories de voyageurs pour une validité de visa électronique de 30 jours, avec possibilité de prolongation à 6 mois avec entrées multiples. Les droits de timbres seront publiés au Bulletin officiel», explique-t-il.

Mais attention, tous les voyageurs ne sont pas concernés. Seules trois catégories de voyageurs pourront l’obtenir. Il s’agit des ressortissants résidents de l’Union européenne, des Etats-Unis, de l’Australie, du Royaume-Uni, du Canada, de la Nouvelle-Zélande, de la Suisse et du Japon. La résidence dans l’un de ces pays ne doit pas être inférieure à 180 jours. La deuxième catégorie, ce sont les étrangers détenteurs du visa Schengen, des Etats-Unis, de l’Australie, du Canada, du Royaume-Uni, d’Irlande ou de la Nouvelle-Zélande valable de 90 jours minimum, tandis que dans le troisième lot figurent les ressortissants de pays bénéficiant de facilités d’entrée aux Etats-Unis et à l’espace Schengen, en l’occurrence la Thailande et Israël. Les voyageurs qui souhaitent disposer de ce document numérique doivent débourser 700 dirhams pour les visas normaux livrés en 72 heures, et 1000 dirhams pour les visas rapides disponibles en 24 heures, montants des droits de timbres publiés au Bulletin officiel.

Nouveaux parts de marché
La ministre du Tourisme, de l’artisanat et de l’économie sociale et solidaire Fatim-Zahra Ammor, s’est réjouie de cette décision. «Nous attendions depuis longtemps ce catalyseur qui nous ouvrira l’accès à davantage de marchés émetteurs», affirme-t-elle. Selon elle, ces visas électroniques permettront au Maroc d’être «plus compétitif dans la scène internationale». Pour Hicham Bentahar, président de la Confédération nationale du tourisme (CNT), «c’est une très bonne nouvelle qui va dans le sens de relancer le secteur touristique». Selon lui, le Maroc a raté l’organisation de plusieurs évènements en raison de la nécessité, pour certaines nationalités, de devoir déposer leur passeport entre deux voire trois semaines dans un consulat marocain, situé de surcroît dans une ville éloignée de leur lieu de résidence. Il espère que l’e-visa sera élargi aux touristes indiens pour attirer un marché potentiel d’au moins 100 millions de prospects qui sont des passionnés de voyages long-courriers vers le Royaume.

Cette décision intervient plus de deux mois après la suppression de l’obligation du test PCR pour les voyageurs qui souhaitent venir dans le Royaume. Une mesure qui a été bien accueillie par les professionnels du tourisme et qui, visiblement, a eu les fruits escomptés. D’après la Direction des études et prévisions financières (DEPF), les arrivées des touristes ont été multipliées par quatre durant les cinq premiers mois de l’année, pour atteindre 2,3 millions de personnes, contre 501,2 mille durant la même période en 2021.

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