CE VIRUS QUI SAPE NOTRE SANTÉ MENTALE

LA CRISE SANITAIRE ACTUELLE A UN IMPACT NÉGATIF SUR NOTRE MORAL .

Selon l’Organisation mondiale de la Santé, «la santé mentale c’est pas seulement ne pas avoir de maladie, c’est se sentir bien». «La santé mentale, c’est la dimension de notre santé qui concerne notre ressenti, explique le psychiatre. On a une santé du coeur, des vaisseaux, de la peau, de l’intestin et on a également une santé de notre ressenti, de notre lien avec le monde.» Dès lors «avoir une bonne santé mentale, c’est être heureux, ou au moins ne pas être malheureux». Or, la crise sanitaire actuelle et les mesures de restrictions prises en conséquence ont un impact négatif sur notre santé mentale.

Celle, d’abord, de nos médecins et de notre personnel soignant, qui est mise à mal par la pandémie. Pour plusieurs d’entre eux, la pandémie est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Elle explique que la crise représente une source de stress supplémentaire pour les médecins, et que ce stress prend toutes sortes de formes selon la situation de chacun.

Pour plusieurs, la pandémie a décuplé la charge de travail; pour d’autres, elle est une source d’anxiété en raison des risques pris au travail, et pour certains, elle est synonyme d’isolement. Celle de nos jeunes et notamment les étudiants qui souffrent de la perte de repères, de liens sociaux et donc d’isolement. Ajoutons à cela, l’insécurité de l’emploi, la précarité, les exigences psychologiques et physiques liées au milieu estudiantin. Exigences qui pèsent déjà lourd sur leur santé mentale.

Celle de nos familles, touchées de plein fouet par la mort de leurs proches, qu’ils soient relativement jeunes ou vieux. Vieux atteints de cor-morbidité ou pas. Les personnes âgées, atteints ou non par la pandémie, sont dans la souffrance. A leur tour, les familles à fleur de peau l’acceptent de moins en moins.

Celle de tous ces êtres vulnérables qui ne tolèrent et ne supportent plus ces troubles chroniques qui les amènent souvent au bord de la dépression. Celle des secteurs économiques plus à risque, comme celui des opérateurs du tourisme, des restaurateurs, qui sont enclins à davantage de problèmes de dépression. Celle du secteur des sports où, notamment, les amateurs des salles ne peuvent pas pratiquer leurs exercices favoris à l’intérieur. Ils sont, aussi, enclins aux fermetures, en attendant des jours meilleurs.

Celle des secteurs de la culture et du spectacle qui sont enclins aux normes sanitaires et fermetures successives de théâtres, cinémas, et autres musées. Sans parler des professionnels du secteur des médias ou de l’événementiel qui se trouvent au chômage. Ils sont nombreux les gens exerçant ces métiers qui trouvent la situation difficile.

Certains ont même décidé de quitter la profession. Ils ne peuvent plus supporter cette pression. Ils ont tout fait pour s’adapter, pour être conformes aux règles demandées, mais ils doivent fermer et refermer encore et encore. Une situation insupportable qui joue beaucoup psychologiquement sur leur moral.