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UN VIRUS EN CACHE UN AUTRE

ARRIVE-T-ON VRAIMENT À SUIVRE À TEMPS LA CIRCULATION DU VARIANT ANGLAIS DU COVID-19 AU MAROC?

La pandémie du covid-19 continue à faire des ravages partout dans le monde. Le Maroc ne fait pas exception. Et ce d’autant plus qu’avec l’arrivée toute récente du variant anglais chez nous, certains observateurs n’ont pas manqué de s’interroger sur la possibilité de suivre sa circulation au Royaume. On croyait qu’avec le début des campagnes de vaccination, certains pays, du moins les plus riches, commençaient à espérer une sortie possible de cette crise sanitaire sans davantage de dégâts.

Rien n’est moins sur puisque Le virus du Covid-19 s’est révélé etre plus tenace jusqu’à donner lieu à d’autres métamorphoses, débouchant sur des variants plus contagieux, à commencer par le variant britannique. Variant qui s’étend désormais à travers de nombreux pays dans le monde, tandis que la situation devient de plus en plus difficile à gérer au Royaume-Uni et au Portugal.

En France, l’épidémie de coronavirus a même provoqué un recul de l’espérance de vie, selon les données récoltées par l’Insee. Le variant britannique du coronavirus continue, donc, de se répandre à travers le monde et était présent dans au moins soixante pays et territoires, comme l’a bien indiqué l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), mercredi 20 janvier 2021.

Le variant anglais, comme le variant sud-africain, est beaucoup plus contagieux que ne l’était le virus SARS-CoV-2 originellement. Certes, le variant sud-africain se diffuse, lui, plus lentement, et est présent dans 23 pays et territoires, comme l’a précisé tout récemment l’OMS dans sa revue épidémiologique hebdomadaire. L’institution a aussi indiqué suivre la diffusion de deux autres variants apparus au Brésil, le P1, apparu dans l’État de l’Amazonas et détecté aussi au Japon sur 4 personnes venues du Brésil.

«Il y a actuellement peu d’informations disponibles pour évaluer si la transmissibilité ou la sévérité sont modifiées par ces nouveaux variants», note l’agence onusienne, mais elle souligne que leurs caractéristiques génétiques similaires aux variants britannique et sud-africain rendent nécessaires des études plus poussées.

Certes, si ces deux variants, beaucoup plus contagieux, ne sont a priori pas plus dangereux, selon l’état actuel des recherches, ils n’en rendent pas moins plus facilement plus de gens malades qu’ils augmentent la pression sur les systèmes de santé, qui dans certains pays comme le Royaume –Uni ou encore les États-Unis sont parfois au bord de l’explosion.

La question de l’efficacité des vaccins contre ces nouveaux variants s’est également posée, mais rien pour l’instant ne montre que les produits utilisés jusqu’à présent sont moins efficaces. De plus, des laboratoires ont assuré qu’ils étaient capables de fournir rapidement de nouvelles versions de leur vaccin si besoin était.

Dans tous les cas, le Maroc attend avec impatience le vaccin commandé, notamment, en Inde, pour parer à la pandémie de coronavirus, et surtout avant que le variant anglais n’entame sa circulation infernale.