Et si la vie reprenait de plus belle ?

La mise en place du dispositif de dé-confinement permet–elle de rendre le sourire à tous ?

Alors que la pandémie semble marquer le pas chez nous, comme ailleurs à travers le monde, notre gouvernement se montre très prudent sur l’agenda et les conditions d’un retour à une vie déconfinée.

Certes, la fréquentation de certains espaces publics, comme les lieux de culte, de restauration ou de loisirs est rendue possible, bien que progressivement. Les théâtres, cinémas et musées vont également retrouver leurs visiteurs. Cette bouffée d’air et de liberté retrouvée va de pair avec la possibilité donnée aux étudiants et chercheurs de pouvoir se rendre, notamment depuis le début du mois de juin, dans les bibliothèques, enfin autorisés à ouvrir leurs portes, à raison de 50% de leurs capacités.

Est-ce à dire que le masque, cet allié indispensable de la lutte contre le virus, va pouvoir disparaitre progressivement de l’espace public? Rien n’est moins sûr, et ce malgré le fait qu’il continue à faire l’objet de critiques de plus en plus vives, à commencer par le fait qu’à l’école, il constitue un obstacle supplémentaire aux élèves en difficulté. De même son impact sur l’environnement est jugé par certains scientifiques comme tout à fait catastrophique.

Est-ce à dire que les gestes barrières ne vont plus être respectés. Rien n’est moins sûr, non plus. Car, malgré la campagne de vaccination, rien ne prouve, pour l’instant, que l’éradication de la pandémie se réalise du jour au lendemain. Considérée comme seule solution efficace, jusqu’à preuve du contraire, la vaccination est à même de permettre un retour à la vie normale. Elle le sera effectivement si toute la population ou presque est vaccinée, non seulement au niveau de chaque pays, mais dans tous les pays du monde. On en est bien loin. Les pays dits riches ont jusqu’ici accaparé le plein de doses. Et ce, au moment où les pays pauvres n’ont reçu que des miettes. Les sonnettes d’alarme du secrétaire général des Nations unies n’y peuvent rien.

Est-ce une raison pour perdre tout espoir. A conditions de respecter les consignes sanitaires, la levée progressive de certaines contraintes est arrivée à un moment où tous les citoyens commencent à ne plus avoir de patience. Tellement qu’ils sont déprimés. Un moment où la lassitude s’est tellement généralisée qu’ils n’en peuvent plus. Heureusement que les perspectives mondiales s’éclaircissent, notamment sur le plan économique.

Néanmoins, les experts les plus avisés, même s’ils se gardent d’un optimisme prématuré, n’en considèrent pas moins que les mesures flexibles, évolutives en fonction des circonstances sanitaires et économiques, aussi bien pour les individus que pour les entreprises, restent indispensables pour ancrer les anticipations de maintien d’un soutien budgétaire ciblé tant que les économies n’auront pas retrouvé le plein-emploi ou ne s’en rapprocheront pas.

Selon ces experts, le soutien des revenus des ménages et des entreprises est plus que jamais rendu nécessaire pour accompagner cette phase transitoire où tous les espoirs restent encore permis.