Vernissage de l'exposition «Lignes de vie» de l'artiste-peintre Najia Mehadji à la galerie d'art l'atelier 21 à Casablanca

Florilège d'oeuvres

L’art cosmographique de Mehadji «fait de nous des êtres qui voient les lignes dans lesquelles la matière brute se déploie ou se creuse mais qui savent aussi voir entre les lignes».

Les oeuvres de Najia Mehadji ont récemment été exposées dans une importante rétrospective La trace et le souffle au Musée d’Art Moderne de Céret, France (2018), et Al Musiqa à la Philharmonie de Paris, France (2018). En 2019, la Fondation Al Mada lui a consacré une première rétrospective au Maroc se déroulant en deux volets: Le trait et la forme, 1985-2018 et Le flux et la danse, 2011-2018, respectivement à la Villa des Arts de Casablanca et de Rabat.

Ses oeuvres font partie de nombreuses collections dont l’Institut du Monde Arabe (France), le Fonds National d’art contemporain de Paris (France), le Musée d’art moderne et contemporain du Centre Georges Pompidou (France), le Musée d’art moderne de Céret (France), le Musée des Beaux-Arts d’Amman (Jordanie) et le Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain (Maroc). Najia Mehadji vit et travaille entre Paris et Essaouira.

L’artiste plasticienne Najia Mehadji présente ses nouvelles toiles pour la troisième fois la galerie d’art L’Atelier 21 à Casablanca, du 7 décembre au 8 janvier 2022, pour une exposition intitulée «Ligne de vie».

Une liberté supérieure
Pour l’écrivain et curateur Morad Montazami, directeur de Zamân Books & Curating: «Regarder une peinture de Mehadji revient souvent à se sortir du leurre d’un regard soi disant «libre» et subjectif, pour s’immerger dans une déambulation psycho- visuelle qui pourrait s’apparenter au processus, consistant à regarder un test de Rorschach ou un mandala tibétain.

Il s’agit de suivre du regard chaque ligne ou chaque jet, fidèlement et structurellement, comme dans un labyrinthe sans issue, mais qui se suffit à lui-même de par la complexité de ses ramifications, pour atteindre une liberté supérieure à celle consistant à regarder n’importe où, en dehors des lignes.»

Pour Morad Montazami «s’il n’est pas calligraphique, l’art de Mehadji est cosmographique. Non seulement il se rattache profondément aux mouvements de l’air, aux tournoiements des astres, aux circonvolutions des nuages, mais il raconte à sa manière l’instant de la naissance universelle; ou pour le dire autrement, comment la matière brute vient au monde, au-delà ou en-deçà de la domination (catastrophique) de l’homme sur la nature, pour en façonner notre perception – faire de nous des êtres qui voient les lignes dans lesquelles cette matière se déploie ou se creuse mais qui savent aussi voir entre les lignes».