Le variant Britannique sème la terreur parmi les scientifiques

Des experts Marocains alertent sur le risque d'une troisième vague du Coronavirus au Maroc

De nombreux experts marocains mettent en garde contre une troisième vague de la Covid-19 au Maroc. Et ce qui va caractériser cette troisième vague par rapport aux deux précédentes, c’est la rapidité de transmission du virus, sa force, sa virulence et son profil plus meurtrier. C’est ce qui explique, probablement, le recours des pays qui ont été largement touchés aux mesures très restrictives y compris le confinement général, incluant même la fermeture des écoles.

Ces experts dont par exemple Azzeddine Ibrahimi, qui fait partie du comité scientifique mis en place au niveau du ministère de la santé, appellent ainsi à éviter ce scénario au Maroc par le respect renforcé des mesures barrières et des mesures territoriales, ainsi que l’ajustement de celles-ci au vu de l’évolution de la situation en attendant une vaccination plus élargie de la population.

Les experts estiment, en effet, que la troisième vague actuelle en Europe est rapide avec beaucoup plus de nouveaux cas, de cas critiques et de décès à cause des variants, essentiellement le britannique, en Europe. Le caractère virulent du variant britannique réside dans sa rapidité de transmission, qui est 70% plus importante que la souche classique, avec 60% plus de virulence et de mortalité.

Pour clarifier la gravité de ces deux caractéristiques, les médecins prennent un exemple chiffré. Avec dix mille personnes infectées par le SARS-CoV-2 le début d’un mois, on trouvera à la fin du même mois environ 130 décès avec la souche classique, contre 7 fois plus de nouveaux cas pour le variant britannique et environ 10 à 11 fois plus de cas critiques et de décès. Sur 1.000 cas d’infections par ce virus, on observe 4,1 décès pour le variant britannique, contre 2,5 pour la souche classique.

Le taux de réinfection (le risque de faire une deuxième fois la Covid) est six fois plus avec le variant. Au Maroc, on recense actuellement 125 cas d’infection au variant britannique, sans toutefois préciser la situation médicale des personnes infectées. Les chiffres risquent ainsi d’exploser, avec comme conséquence une épidémie plus rapide et un taux de vaccination plus élevé à atteindre pour assurer l’immunité collective.