COVID-19: Les vaccins réduisent de 50% les risques de Covid long

Pour arriver à cette conclusion, des scientifiques ont mené des enquêtes sur plus de deux millions de personnes vaccinées au Royaume-Uni, grâce à une application dédiée au monitoring des symptômes et de leurs durées.

Le vaccins anti-covid réduisent de 50% les risques de développer des formes de Covid long. C’est ce qu’a révélé une récente étude britannique réalisée par le King’s College de Londres. D’après les chercheurs qui ont mené l’étude, les deux doses de vaccins recommandés permettent de ne pas développer cette pathologie qui touche les personnes déjà guéries.

Même après leur rétablissement, ces dernières ressentent souvent des symptômes persistants tels que la fatigue, l’essoufflement, l’oppression thoracique, le manque de concentration, la perte du goût et de l’odorat. Des douleurs articulaires, troubles métaboliques, douleurs musculaires, troubles neurologiques et cardiaques, ainsi que des troubles de mémoire, l’anxiété, et la dépression sont également observés chez elles.

Les doses recommandées
Pour arriver à cette conclusion, ces scientifiques ont mené des enquêtes sur plus de deux millions de personnes vaccinées au Royaume-Uni, grâce à une application dédiée au monitoring des symptômes et de leurs durées. Ils ont constaté que sur la moitié d’entre celles qui étaient doublement vaccinées, à peine 0,2% d’entre elles ont été infectées après la vaccination, alors que ce pourcentage représentait 0,5% chez celles qui n’ont reçu qu’une seule dose.

Ces chercheurs ont également remarqué qu’une seule dose de vaccin était quasiment inefficace contre les infections. Pis, précisent-ils, la probabilité d’avoir un covid long passe à 9,2% après une dose, contre 10,7% sans aucune dose, exceptés les vaccins monodoses. Ils précisent en outre que les personnes qui vivent dans des zones très défavorisées présentaient un risque accru d’infection même après avoir reçu la première dose de vaccin, idem pour les personnes âgées fragiles et les individus en obésité.

Une étude réalisée par une équipe de l’Université de Genève et publiée dans le journal spécialisé «Annals of internal medicine» en décembre 2020 révélait déjà que plus de 30% des malades développent des symptômes six semaines après l’infection.

«Cette étude nous apprend que tout le monde doit être particulièrement vigilant. Notre cohorte avait un âge moyen de 43 ans, ce qui n’est pas vieux. Ajouté à cela, 69% des personnes n’avaient pas de facteurs de risque. Tout le monde doit donc se protéger», avait alerté Dr. Mayssam Nehme, cheffe de clinique aux Hôpitaux universitaires de Genève et auteure de l’étude.