L'USFP ambitionne de reconquérir sa place dans l’échiquier politique national

Union socialiste des forces populaires

L’Union Socialiste des Forces populaires compte énormément sur ce scrutin 2021 pour améliorer sa place dans l’échiquier politique national. Après des résultats médiocres pendant les dernières élections de 2016, le parti socialiste est prêt à reconquérir son rôle qu’il a joué pendant les années 80 et 90 avec ses anciens premiers secrétaires, Abderrahim Bouabid et Abderrahmane Youssoufi.

Driss Lachgar, actuel premier secrétaire, bien que critiqué au sein même de la famille socialiste, tente tant bien que mal de redonner à l’USFP ses lettres de noblesse malgré un contexte politique fortement concurrentiel. Dans son programme électoral, l’USFP appelle au renforcement du rôle de l’État social et d’orienter ses interventions vers l’économie et le développement de manière à consolider les fondements d’un État fort et juste et à consacrer une société moderniste et solidaire.

Pour Driss Lachgar, tout citoyen sait que l’USFP est un parti qui a produit de multiples conceptions politiques tout au long de son histoire, notant, dans ce sens, que le parti de la rose a formulé, sur cette base, un programme électoral réaliste basé sur cinq axes, touchant les domaines social, économique, sociétal, culturel et institutionnel. «Notre programme électoral tire son référentiel d’un travail assidu et continu.

Nous ne menons pas une action politique conjoncturelle, associée exclusivement aux élections», a-t-il tenu à souligner, précisant que le parti propose un ensemble de mécanismes visant à préserver la dignité du citoyen, à généraliser la couverture sociale, à revoir le système fiscal pour atteindre la justice fiscale, à augmenter à 10% le budget alloué au secteur de la santé, outre la protection des emplois et l’amélioration des conditions des jeunes et des femmes afin de les impliquer dans le processus de développement.

A cet effet, M. Lachgar relève que la promotion de l’économie nationale passe avant tout par l’application des dispositions de la Constitution, y compris le principe de l’État de droit et la garantie de l’égalité entre les citoyens en termes de droits et de devoirs, outre la lutte contre la corruption, la consolidation d’une culture de créativité et d’initiative pour développer l’économie numérique, le développement du sens critique et de la soif de connaissance, et l’amélioration de la capacité de communication et d’ouverture.