État d'urgence sanitaire: Cafouillage autour du Pass vaccinal

Depuis l’entrée en vigueur, vendredi 23 juillet 2021, au lendemain de l’Aïd Al Adha, des nouvelles restrictions sanitaires, pour affronter la hausse des contaminations, les Marocains font face à un cafouillage concernant l’usage du pass vaccinal attribué aux personnes ayant reçu les deux doses du vaccin anti-Covid.

Plusieurs personnes se sont plaintes récemment du refus des gendarmes d’accepter le pass vaccinal sur les trajets interurbains. Seules les autorisations exceptionnelles de déplacement, délivrées par les autorités locales, sont, en effet, acceptées. A ce niveau-là, plusieurs versions circulent.

Des sources autorisées au sein de la Gendarmerie royale précisent que le pass vaccinal est accepté sur les trajets interurbains pendant le jour mais il est refusé pendant la période du couvre-feu, c’est-àdire entre 23h et 4h30 du matin. Une version qui se contredit avec une circulaire diffusée, début juillet dernier, par le ministère de l’intérieur, aux autorités locales, où celles-ci sont informées que le pass vaccinal est un document valable pour les trajets urbains de jour comme de nuit.

Face à cette situation, pour le moins confuse, les Marocains sont plus que jamais confrontés à payer une amende de 300 dirhams aux gendarmes pour qui ce pass est interdit pendant la période du couvre-feu. N’empêche que des abus sont parfois commis par les autorités de contrôle, dont certains éléments exigent des Marocains le règlement de l’amende de 300 dirhams alors que ces derniers pourraient être dans la respect de la loi. Selon des estimations, l’Etat a récolté plus de 45 milliards de dirhams d’amendes liées au non-respect des restrictions sanitaires. Et ce depuis le début de la pandémie en mars 2020.

A.A