Les universitaires Algériens dénoncent un régime arbitraire et répressif

PROTESTATIONS SOCIALES

Les revendications populaires et légitimes des Algériens font face à une répression de la part d’un régime algérien aux abois. La Coordination nationale des universitaires algériens pour le changement (CNUAC) fustige les atteintes aux libertés et aux droits fondamentaux de manifester.

La répression du régime algérien à l’encontre de son peuple ne faiblit pas. Un régime qui «est affaibli par le Hirak», avait clairement affirmé le président français, Emmanuel Macron. Une déclaration qui avait sorti les généraux algériens de leurs gonds. Si le régime crie à l’ingérence dans des affaires internes, il fait toutefois face, en interne, à une énorme pression de la part de la population et de la société civile.

La Coordination nationale des universitaires algériens pour le changement (CNUAC) vient de publier un communiqué où elle dénonce fermement l’extrême répression du régime. «Le pouvoir politique en Algérie a décidé de privilégier le scénario du tout répressif au détriment de l’écoute d’une société qui, à travers le Hirak, a régulièrement affirmé pacifiquement son refus de légitimer une gouvernance autoritaire et antipopulaire», déclare la CNUAC, un collectif d’universitaires actif dans la défense des droits humains en Algérie.

«Après avoir tenté de récupérer la révolution du 22 février, voilà que le pouvoir diabolise le mouvement et met en branle tous les moyens pour neutraliser les Hirakistes, en conjuguant la répression et l’instrumentalisation de la justice», fustige la coordination. Elle relève que ce pouvoir en place poursuit pareillement sa stratégie d’atteintes flagrantes aux libertés fondamentales constitutionnelles garanties par la loi et les conventions internationales ratifiées par l’Algérie. Selon la même source, sous la couverture de l’article 87-bis du code pénal, est incriminée toute action de solidarité avec les détenus d’opinion et tout ce qui se rapporte au Hirak et l’abus de l’utilisation du mandat de dépôt est ainsi systématisé.

Réseaux sociaux
Les marches des vendredis et des mardis, les forums, les écrits sur les réseaux sociaux et les médias critiques sont visés par cet article, regrette-t-elle, notant qu’il en a résulté des centaines d’arrestations arbitraires, des condamnations expéditives par la justice et une pression énorme sur les Hirakistes, les réseaux militants ainsi que sur les universitaires et les intellectuels engagés dans le Hirak. La coordination estime que cet acharnement contre les universitaires qui militent pour une démocratie majeure, les jeunes activistes du Hirak, les journalistes, les avocats et intellectuels représente «la fuite en avant d’un pouvoir politique opposé à toute solution effective à la crise politico-économique dans laquelle est enlisé le pays».