L'UNICEF Maroc sensibilise sur l’impact du stress hydrique sur les enfants

RENDEZ-VOUS DE L’UNICEF 2.0

Le Maroc est le 23e Etat le plus menacé par les pénuries d’eau et arrive second en Afrique du Nord, selon le classement du World Resources Institute (WRI). L’institut estime que le Maroc atteindra un niveau de stress hydrique extrêmement élevé d’ici 2040.

Le bureau de l’UNICEF Maroc lance la série des «Rendez-vous de l’UNICEF 2.0». La première rencontre, dédiée à la thématique des droits de l’enfant face à la pénurie d’eau, sera tenue le jeudi 17 juin 2021 à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse. Ces rendez-vous ont été initiés dans le cadre de la campagne «Réinventer l’avenir pour chaque enfant» en marge de la célébration du 75e anniversaire de l’UNICEF.

«A forte valeur ajoutée, les Rendez-vous de l’UNICEF 2.0 prendront la forme d’une série de de rencontres qui privilégieront le partage des connaissances et le plaidoyer avec nos partenaires autour de sujets à la fois émergents et déterminants pour les droits de l’enfant au Maroc. Ils donneront la parole à des experts de l’UNICEF et d’ailleurs, à des personnalités éminentes, à des influenceurs, à des célébrités engagées et aux enfants et jeunes eux-mêmes en tant qu’agents positifs du changement», explique Giovanna Barberis, Représentante de l’UNICEF au Maroc.

Crise des droits de l’enfant
Le thème du premier rendez-vous, relatif à l’impact de la pénurie d’eau, sur les droits de l’enfant n’est pas fortuit. Selon le classement du World Resources Institute (WRI), qui a étudié la situation de 165 pays, le Maroc est le 23e Etat le plus menacé par les pénuries d’eau et arrive second en Afrique du Nord juste après la Libye (6e). Le WRI indique que le Maroc atteindra un niveau de stress hydrique extrêmement élevé d’ici 2040, à savoir que sa demande en eau dépassera ses ressources disponibles. «Nous considérons que la crise climatique est une crise des droits de l’enfant, que l’insécurité de l’eau est une crise des droits de l’enfant. Cependant, à l’heure actuelle, ni l’une ni l’autre n’est reconnue comme telle au niveau mondial», souligne Giovanna Barberis.

En effet, le manque d’eau salubre, d’assainissement et d’hygiène affecte la santé des enfants mais également leur développement physique, exacerbant la malnutrition et le retard de croissance. Cela affecte également leur éducation, perturbant leur apprentissage et les obligeant parfois à sacrifier leur droit à l’éducation pour parcourir de longues distances à la recherche d’eau.

La rareté de l’eau limite l’accès à l’assainissement et aux pratiques d’hygiène de base dans les écoles, ce qui impacte particulièrement la scolarisation, la présence ainsi que la performance des filles en milieu rural. La pénurie d’eau réduit les moyens de subsistance pour leurs familles et communautés, entraînant des migrations, des conflits et même le travail des enfants. L’impact du changement climatique et de la pénurie d’eau sur les enfants finit inévitablement par avoir un effet négatif sur le développement socio- économique actuel et futur de toute la société.