Une autre Marocaine nommée ministre en France

Myriam El Khomri Myriam El Khomri

Une deuxième Marocaine  ministre en France. Après  Najat Vallaud-Belkacem,  qui a successivement occupé le  maroquin des Droits des femmes  et de l’Education nationale sous la  présidence de François Hollande,  Myriam El Khomri vient d’hériter du  portefeuille de l’Emploi. Une annonce  surprise, actée mercredi 2 septembre  2015, à laquelle personne, ou presque,  ne s’attendait dans la capitale de la  France, Paris. «C’est une femme  d’expérience qui a réalisé un travail  de grande qualité auprès de Patrick  Kanner (actuel ministre français de la  Ville, ndlr) depuis août 2014», aurait  notamment défendu l’entourage  de M. Hollande, cité par les médias  français.


Mme El Khomri figurait dans  le gouvernement Manuel Valls en  tant que secrétaire d’Etat chargé de  la politique de la ville. Elle en était la  benjamine. Agée de 37 ans, cette native de  la capitale, Rabat, née d’un père  marocain et d’une mère française,  s’est fendue de déclarations  enthousiastes aussitôt sa nomination  confirmée par le palais de l’Elysée,  siège de la République française.  «Je mesure la responsabilité qui  est la mienne», a-t-elle assuré sur  son compte sur le réseau social  «Twitter».


Son programme est d’ores  et déjà établi pour les «prochains  jours»: «rencontrer l’ensemble des  partenaires sociaux». I  l faut dire que la question du  chômage domine l’actualité  française ces derniers temps. Le  dernier taux mesuré par l’Institut  national de la statistique et des  études économiques (Insee) français  dépasse largement les 10%. Autant  dire que le «cadeau» fait à Mme  El Khomri par M. Hollande a tout,  en même temps, du colis piégé.  D’autant que ce dernier a maintes  fois affirmé qu’il ne se présenterait  pas aux élections présidentielles de  2017 s’il ne parvenait pas à inverser la  courbe du chômage.  Mais pas de quoi cela dit décourager  la nouvelle ministre. «Mon cap  est clair, l’emploi est la priorité de  ce gouvernement», a-t-elle tenté  de rassurer.


Sur ses relations avec  le Maroc, Mme El Khomri avait  déclaré, dans des portraits que lui  avait consacrés auparavant la presse  française, se souvenir encore de  l’«effervescence», de la «plage», de la  «friture de poissons» de son enfance  à Tanger, ville où elle a vécu jusqu’à  l’âge de neuf ans. Plus tard elle s’est  installée en France, avec sa mère, dans  la ville de Thouars, dans le Centre-  Ouest de l’Hexagone, puis à Bordeaux.  Maintes fois elle a déclaré regretter ne  pas parler l’arabe.