La trésorerie générale du royaume publie ses statistiques sur les recettes publiques

LE BUDGET EN MAL DE RECETTES

L’orientation des recettes fiscales, principales composantes des ressources de l’Etat, s’avère défavorable, ce qui met à mal le budget de l’État pour financer les programmes sociaux et limiter le déficit budgétaire.

Déjà que l’Exécutif s’attendait à une année difficile en 2019 dur le plan budgétaire, et voilà que les recettes fiscales brutes ont été de 82,6 milliards de dirhams (MMDH) à fin mai 2020 contre 89,7 MMDH un an auparavant, en diminution de 7,9%, selon la Trésorerie Générale du Royaume (TGR).

Par ailleurs, dans son dernier bulletin mensuel des statistiques des finances locales, la TGR affirme que les recettes fiscales, qui ont atteint 13,2 MMDH, connaissent une diminution de 7,7% par rapport à leur niveau enregistré à fin mai 2019 (en janvier 2019, les recettes brutes encaissées par la DGI se sont établies à 14,9 milliards de dirhams) , suite notamment à la baisse de 8,1% des impôts directs et de 7,5% des impôts indirects.

Cette même tendance s’enregistre au niveau des recettes non fiscales des collectivités locales, qui ont atteint 1,76 milliard de dirhams à fin mai 2020, soit une baisse de 32,9% par rapport à 2019. Selon la TGR, cette évolution est le résultat de la «diminution de 72,2% des fonds de concours, de 38,5% de la redevance d’occupation temporaire du domaine public communal, de 36,9% des recettes domaniales et de 14,6% des subventions». Elle souligne que la baisse au niveau des subventions est due à la «diminution des subventions de l’État, établies à 703 millions de dirhams (MDH), contre 823 MDH». Les fonds de concours, quant à eux, sont constitués en grande partie «des versements effectués par certains départements ministériels ».

Rappelons que les recettes fiscales ont constitué 88,2% des recettes globales des collectivités territoriales à fin mai 2020, relève la même source. La répartition des recettes des budgets principaux des collectivités territoriales par région, montre une forte concentration au niveau de six régions avec 71,7% de ces recettes, souligne la TGR, notant qu’à elle seule la région de Casablanca-Settat (2,8 MMDH) représente 18,8% des recettes globales des collectivités territoriales.

La région de Marrakech-Safi vient en second rang avec 12,1% des recettes, alors que les recettes de la région de Dakhla- Oued Ed Dahab représentent 1,6%. S’agissant des dépenses ordinaires des collectivités territoriales, elles ont atteint 8,8 MMDH, soit une augmentation de 2,2% en raison de la hausse de 5,2% des dépenses de personnel et de 22,6% des charges en intérêts de la dette, conjuguée à la baisse de 5,4% des dépenses des autres biens et services.

Les dépenses d’investissement des collectivités territoriales se sont établies à 3,1 MMDH à fin mai 2020, contre 3,3 MMDH à fin mai 2019, soit une diminution de 4,2% (-137 MDH).


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