TOUS AU FRONT

CRISE ÉCONOMIQUE DU CORONAVIRUS

Des mesures aussi prioritaires les unes que les autres sont prises, au fur et mesure, en faveur des ménages et des entreprises du secteur formel et du secteur informel.

Depuis le déclenchement de la crise du coronavirus, les pouvoirs publics sont mobilisés sur tous les fronts. Le Comité de veille économique ne cesse de tenir réunion sur réunion. Son comité de pilotage, composé d’intervenants stratégiques de la sphère économique, se penche depuis sa mise en place sur l’examen de la situation économique et l’identification des pistes de sortie de crise. L’engagement étant d’accompagner le tissu entrepreneurial, tout en tenant compte de l’impact du ralentissement de l’activité économique sur les citoyens, les salariés et ouvriers. La deuxième réunion de ce Comité de veille économique tenue, le jeudi 19 mars 2020 à Rabat , a notamment mis en place un certain nombre de mesures pour atténuer les effets de la crise du coronavirus sur les plans économique et social.

Ainsi, le Comité a entériné toute une série de décisions, dont certaines ont été proposées par la CGEM. Cette réunion a, notamment, donné la priorité aux «mesures au niveau social pour le personnel en arrêt d’activité et au profit des entreprises les plus touchées par cette crise». D’abord, pour les salariés, le Comité a décidé que le personnel déclaré à la CNSS à fin février 2020, d’une société en difficulté, en arret d’activité, bénéficiera d’une indemnité forfaitaire mensuelle. D’un montant net de 2000 dirhams, elle sera versée à cette catégorie d’employés, en plus des allocations familiales et des prestations de l’AMO. Cette mesure sera financée, grace aux montants mobilisés via le Fonds spécial pour gérer la pandémie du coronavirus. Autre décision urgente, ces salariés pourront aussi bénéficier du report des échéances des crédits bancaires, à la consommation ou de logement, jusqu’au 30 juin prochain. Les modalités pour bénéficier de ce report ont été fixées par le GPBM.

Quand aux entreprises, particulièrement les PME et TPE ainsi que les personnes exerçant dans les professions libérales, touchées par les effets de cette crise sanitaire, elles devront également bénéficier des mesures d’urgence. Les entreprises bénéficieront notamment d’une ligne supplémentaire de crédit de fonctionnement. D’autres mesures pour les personnes actives dans l’informel ont été, aussi, examinées au cours d’une troisième réunion, tenue le lundi 23 mars 2020. Objectif : soutenir des centaines de milliers d’employés qui se sont pas immatriculés, ou qui n’ont pas fait pas l’objet de déclarations de leur employeur auprès de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS). Cette catégorie d’actifs représente, en effet, une importante proportion de travailleurs qui se trouvent fortement impactés par la pandémie du Covid-19. Le Maroc vit , ainsi, depuis quelques temps une situation inédite ayant provoqué un gel de l’ensemble des activités économiques. La propagation du virus au niveau national a frappé de plein fouet tous les secteurs de l’économie nationale. Tourisme, industrie, commerce... l’ensemble des opérateurs sont en stand-by en attendant de gagner le combat contre la pandémie.


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