Vidéo: Top départ de la 23ème édition du Festival national du film de Tanger


La ville du détroit accueille depuis ce vendredi 27 octobre 2023 l’édition 2023 du Festival national du film de Tanger (FNFT). Un parterre de personnalités artistiques et culturelles ont assisté à la cérémonie d’ouverture, organisée cette année dans un nouveau site aménagé à quelques pas de l’ancien port de Tanger.


Le coup d’envoi de la 23ème édition du Festival national du film de Tanger (FNFT) a été donné ce vendredi 27 octobre 2023 au Bordj Dar El Baroud. Placée sous le haut patronage du roi Mohammed VI, cette nouvelle édition a connu la participation de plusieurs personnalités officielles, dont notamment le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohamed Mehdi Bensaid, le wali de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Younes Tazi, et bien d’autres personnalités issues du landerneau artistique et culturel.


La cérémonie d’ouverture, qui a eu lieu dans nouvel espace mis sur pied à la place Bab El Baroud, a réuni un nombre important de cinéastes, cinéphiles, artistes et médias nationaux et internationaux. Le discours inaugural du festival a été prononcé par M. Bensaid, qui a profité de cette occasion pour exprimer ses remerciements aux cinéastes qui honorent leur pays et hissent le drapeau marocain à l’international. « Dans le cadre de la culture de la reconnaissance, nous devons tous féliciter les acteurs du cinéma marocain qui assurent une meilleure représentation du pays lors des manifestations cinématographiques internationales », a-t-il reconnu, devant une pléiade de personnalités artistiques et de journalistes. « Les efforts de ces cinéastes nous incitent à redoubler d’effort fin de faire de nos manifestations artistiques une référence internationale », a-t-il poursuivi.

Après les hommages rendus aux trois figures emblématiques du cinéma marocain, en l’occurrence Fatema Loukili, journaliste, scénariste et comédienne, Abdelkader Lagtaa, réalisateur et scénariste, et Latif Lahlou, réalisateur et producteur, les festivaliers ont eu rendez-vous avec le film historique « Soleil de printemps » de M. Lahlou. Ce chef-d’œuvre a été dernièrement restauré par la Cinémathèque marocaine. Signe du respect et de la place qu’il mérite, le cinéaste s’est vu décerner le trophée cinéma en la personne du ministre, sous une salve d’applaudissements et les ovations du public.

Le passage de M. Bensaid fut l’occasion de rappeler les efforts engagés par son département. Dans ce sens, il a fait savoir que le rehaussement de la taxe rebate a permis d’atteindre une recette atteignant 770 millions de dirhams (MDH). Cette taxe étant passée de 20% à 30%. D’après le ministre, le volet de la formation revêt un caractère important et est placé au premier rang dans la feuille de route du département de la Culture. A ce propos, le ministre a assuré que les deux écoles de cinéma, à savoir l’Institut supérieur d’art dramatique et d’animation culturelle (ISADAC) et l’Institut supérieur des métiers de l’audiovisuel et du cinéma (ISMAC), en collaboration avec le ministère de la tutelle, œuvrent à mettre en place des programmes de formation capables de produire une nouvelle génération de cinéastes et d’acteurs aptes à s’adapter aux évolutions et standards cinématographiques internationaux. « Nous aspirons à des films historiques marocains, et c’est dans ce sens que nous focalisons notre attention », a souligné M. Bensaid.

Concernant l’ouverture des salles de cinéma, le ministre a assuré que le lancement des 50 premières salles obscures est prévu pour la mi-novembre, les 100 salles restantes seront inaugurées comme suit : 50 infrastructures cinématographiques seront ouvertes en décembre 2023 tandis que les 50 dernières salles en janvier 2024. Outre l’aspect financier, cette initiative permettra aux jeunes de se rapprocher au 7ème art à travers le Royaume. « Il existe une génération qui ne sait pas ce que c’est un cinéma », s’est désolé M. Bensaid. « Nous avons mené des négociations avec les deux plateformes de cinéma. Les prix du ticket ne dépasseront pas 35 dirhams pour les jeunes », a-t-il révélé.

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