Tirs de Smara : Après des heures de silence, le Polisario revendique enfin


Apparemment gêné aux entournures après avoir fait des victimes civiles à Smara dans la nuit du 28 au 29 octobre 2023 - un mort et trois blessés, dont deux grièvement, selon un décompte officiel des autorités publiques marocaines -, le Front Polisario a finalement reconnu être bien le responsable des tirs de projectiles ayant atteint la capitale spirituelle du Sahara marocain.

S'il ne le dit pas en termes clairs, le mouvement séparatiste a néanmoins bel et bien évoqué, dans son communiqué journalier portant le numéro 901 en date de ce 29 octobre 2023, des attaques à l'encontre de ce qu'il qualifie de secteur de Smara. Ce qui revient de sa part à une revendication, certes timide, mais une revendication tout de même, qui lui permet en même temps de garder une certaine marge de manoeuvre pour pouvoir se rétracter en temps opportun au cas où la communauté internationale venait à le mettre à l'index.


Car au-delà de confirmer le caractère terroriste du Polisario, ces tirs sont aussi de nature à révéler, de par la façon dont ils ont exécuté leurs tirs de projectiles, la proximité avérée des milices séparatistes avec l'organisation chiite libanaise du Hezbollah. Celle-ci a en effet, de notoriété publique, recours aux mêmes types de roquettes artisanales que celles qui ont probablement visé Smara et dont le parquet de Laâyoune, qui mène pour l'instant l'enquête, doit déterminer le modèle exact.

En laissant faire, le régime algérien semble, pour sa part, décidé à continuer de jouer la carte de l'instabilité, pensant peut-être que c'est de façon qu'il peut enfin mettre le Maroc à genou, mais sans avoir conscience du péril qui risque de toucher, à terme, l'ensemble maghrébin, y compris chez lui.

Articles similaires