COMMENT LA TENDANCE S’EST-ELLE INVERSÉE?

FÈS ET TANGER VOIENT LEUR SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE S’AMÉLIORER

A Fès comme à Tanger, qui avaient connu des situations sanitaires chaotiques pendant l’été, la tendance est à l’amélioration. Grâce au respect des gestes barrières et de l’instauration de mesures efficaces au niveau de la prise en charge des malades, le nombre des cas positifs baisse ainsi que celui des cas graves.

Alors que Casablanca sombre toujours dans une situation sanitaire chaotique, marquée jour après jour par l’enregistrement de centaines de cas positifs au Covid-19, certaines grandes villes commencent à connaître une amélioration sensible de leur situation épidémiologique. C’est le cas notamment de Fès et Tanger, qui avaient connu pendant l’été, particulièrement au mois de juillet et août, une hausse inquiétante des cas au point que les structures hospitalières étaient totalement saturées, voire dépassées.

A Fès, par exemple, une trentaine de cas seulement ont été enregistrés, dimanche 13 septembre 2020. Au niveau des unités de réanimation et de soins intensifs, la pression est considérablement retombée avec la baisse importante des cas graves. Pour Professeur Mohamed El Biaz, pneumologue au CHU Hassan II de Fès, «si la situation s’est améliorée, c’est en grande partie grâce au respect des gestes barrières par les habitants. Ces derniers, conscients du danger du virus, ont commencé à porter leurs masques et à respecter les mesures de distanciation sociale». Il y a aussi les bienfaits des restrictions de déplacements qui étaient imposées.

Changements significatifs
Le fait de limiter les déplacements depuis et vers la ville a permis, en quelque sorte, de juguler la propagation du virus. Certaines mesures, au niveau de la prise en charge des malades, ont été également décisives. Les personnes atteintes d’autres maladies qui souhaitent se rendre dans l’hôpital pour des consultations médicales normales doivent réaliser un test PCR pour savoir si elles sont porteuses de Covid-19 ou pas. Cette nouvelle mesure obligatoire, imposée par les autorités sanitaires locales, a pour principal but de protéger le personnel médical.

En cas de test positif, le patient est rapidement soumis à la procédure de prise en charge du Covid-19. La prise en charge des cas graves a été également améliorée et renforcée. Pour Professeur Mohamed El Biaz, «le traitement d’un cas grave nécessite en premier lieu un branchement rapide à l’oxygène pour sauver ses poumons. Cette manière de procéder a permis de sauver beaucoup de cas graves et de leur éviter ainsi la mort».

Comme Fès, la capitale du Détroit, avec une quarantaine de nouveaux cas, le dimanche 13 septembre, a pu surmonter le pire. Selon Professeur Abdelfattah Chakib, célèbre infectiologue, «Ce qui a été entrepris à Tanger par les autorités sanitaires est considérable ».

Mais la mesure phare aura été, sans aucun doute, les changements significatifs apportés dans le circuit de prise en charge des malades. Un circuit qui a pour but de protéger le personnel médical, baisser la pression sur les unités hospitalières et traiter avec efficacité les cas graves. Une telle stratégie combinée aux campagnes de sensibilisation destinées à la population s’est avérée visiblement payante.


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