Tarifs des parkings: la commune de Casablanca met les points sur les i

Mohamed Bourrahim, vice-président du Conseil de la ville en charge de la mobilité et du transport à Casablanca, apporte des précisions sur les tarifs pour recadrer les gardiens. 3 dirhams la journée et 6 dirhams la nuit, voilà ce que les Casablancais doivent payer pour leur voiture, pas plus.

Dans une vidéo, Mohamed Bourrahim, vice-président de la Commune de Casablanca en charge de la mobilité, rappelle les deux types de parkings à Casablanca et apporte des précisions sur les tarifs de stationnement.

“Il existe deux types de stationnement de véhicules à Casablanca, le premier étant les lieux gérés par la Société de développement local Casablanca Développement avec les horodateurs, à Roches Noires, Sidi Belyout, Anfa et Maârif, au tarif de 2 dirhams/heure”, explique l’élu, ajoutant que “le deuxième type de stationnement est prévu par la commune. Il s’agit en fait des endroits loués par la commune dans le reste des arrondissements. Le tarif de ce second type géré par des gardiens est fixé par arrêté fiscal municipal à 3 dirhams pour les véhicules de tourisme, 5 dirhams pour les camions et 2 dirhams pour les bicycles, motorisés ou non. Ces tarifs sont valables pour n’importe quelle période de stationnement, et passent au double la nuit.” Le but est de rappeler aux touristes et aux citoyens les tarifs légaux, afin qu’ils puissent faire face à la cupidité de certains gardiens.

Ceci dit, rien n’a changé, un an après la première publication de la même vidéo, qui avait pourtant fait le tour des réseaux sociaux, les tarifs de stationnement continuent de flamber dans la métropole, et les gardiens n’ont pas froid aux yeux. 5 dirhams, 10 dirhams, 20 dirhams ou 50 dirhams pour la corniche, les gardiens n’ont aucune limite. L’exaspération des automobilistes casablancais bat son plein et avec l’absence des panneaux affichant les tarifs légaux de stationnement, les gardiens imposent leurs tarifs aux automobilistes. Les gardiens de voitures n’hésitent pas à agresser verbalement ou physiquement les automobilistes qui refusent de payer leurs tarifs exorbitants.

Dans ce qui semble être un appel à la prise de conscience, Mohamed Bourrahim a mis en garde contre les abus de certains gardiens de parking, demandant aux Casablancais de signaler tout dépassement de prix fixé par la commune de Casablanca. Signaler à qui? et comment? Les abus sont devenus la règle, et les frais communiqués par la Commune ne sont appliqués nulle part. Un automobiliste casablancais doit prévoir un minimum de 40 dirhams de stationnement par jour. Il paie le prix cher pour esquiver les conflits, ou pour éviter que l’on abîme son véhicule.

Dans l’absence d’une réglementation stricte qui régit ces endroits, et avec le manque de contrôle, en plus de l’anarchie qui règne dans ce domaine, les automobilistes sont face à un dilemme de taille, céder ou se faire agresser? D’ailleurs, le drame du décès d’un jeune suite à un conflit avec un gardien de parking à Saïdia, à cause du tarif, décrit parfaitement le danger auquel s’exposent les automobilistes qui refusent de céder.


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