Sultana Khaya, la "pacifiste" à la kalach

Sahara marocain

Se faisant passer pour une défenseuse des droits humains, la séparatiste de l’intérieur s’avère être une membre des milices du Front Polisario.

Si l’on peut reconnaître un talent à la fameuse séparatiste de l’intérieur Aminatou Haïdar, c’est celui de savoir se victimiser. Après tout, on n’arrive pas totalement par hasard à se faire passer pour la “Gandhi” sahraouie -surtout quand on n’a vraiment rien à voir avec le célèbre militant pacifiste indien, si ce n’est une toge en guise d’habillement.

Malheureusement pour elle, Sultana Khaya ne peut pas en dire autant. Se disant assignée depuis le 19 novembre 2020 à résidence dans sa ville de Boujdour, la concernée se prétend être une victime de “toutes formes de violence et de terreur” de la part des “forces de sécurité marocaines”.

“Après avoir pris d’assaut notre maison, en se faufilant à travers une maison voisine, la police d’occupation, cagoulée, a pillé tous nos biens, défoncé des portes et abîmé tous les aliments avant de me battre moi et mes soeurs et de nous violer devant les yeux de ma mère gravement malade,” a-t-elle même assuré dans une dépêche publiée le 17 novembre 2021 par l’agence Algérie presse service (APS).

Fuite en avant
On remarquera que cette dernière a pu l’interviewer en toute liberté, ce qui n’est tout de même pas sans interpeller quand on s’imagine la répression qu’elle dit subir, mais s’il y a en tout cas quelque chose de sûr, c’est que Mme Khaya est loin d’être une simple défenseuse des droits humains, comme elle prétend l’être: brandissant une photo où l’on peut clairement la voir “en treillis militaire, avec la kalachnikov en bandoulière”, le représentant permanent du Maroc auprès de l’Organisation des Nations unies (ONU), Omar Hilale, a démontré, au cours d’une conférence de presse donnée le 21 novembre 2021, qu’elle était, en vérité, membre des milices du mouvement séparatiste du Front Polisario.

“Cette personne n’est nullement une militante pacifique des droits de l’Homme, mais une activiste du (...) Polisario qui a participé à plusieurs cours et exercices militaires dans les camps de Tindouf, en Algérie. Elle a appelé et continue d’inciter à la violence armée contre les civils au Sahara marocain,” a-t-il révélé.

Et de dénoncer les “allégations récurrentes fallacieuses sur la situation des droits de l’Homme au Sahara marocain, colportées par (...) le Polisario”. Dans une dépêche en date du 22 novembre 2021, l’APS a laissé entendre que la photo était fausse et indiqué que “la «preuve» présentée par M. Hilale nécessite, ainsi, elle-même une preuve pour l’appuyer ou, à tout le moins, l’avis d’experts impartiaux”, mais son ton était, ceci dit, davantage celui d’une fuite en avant, étant donné que la photo incriminant Mme Khaya a été partagée avec les médias et qu’aucun d’entre eux n’a pu démontrer que celle-ci avait fait l’objet d’un montage.

Au final, et pour reprendre cette citation que l’on prête au roi Hassan II, il ne faut peut-être pas perdre son temps à avancer des arguments de bonne foi face à des gens de mauvaise foi...