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LES SUCCÈS D’UNE POLITIQUE GLOBALE

CONFÉRENCE INTERNATIONALE ANNUELLE SUR “LA LUTTE CONTRE L’EXTRÉMISME VIOLENT”

Le Maroc a réussi, depuis 2002, à démanteler un total de 209 cellules terroristes, l’interpellation de près de 3.535 personnes, et la mise en échec de plus de 500 projets dévastateurs.

“Le Maroc a adhéré depuis 2003 au processus de lutte contre le crime terroriste et ses répercussions, à travers l’adoption d’une politique anticipative confortée par des dispositions législatives, ayant permis de mettre en échec plusieurs cellules terroristes et opérations dévastatrices”, a notamment affirmé, mardi 16 février 2021, à Rabat, le commissaire divisionnaire à la section antiterroriste au Bureau central d’investigation judiciaire (BCIJ), Mohamed Nifaoui.

Ce dernier s’exprimait lors de la Conférence internationale annuelle sur «La Lutte contre l’extrémisme violent: de nouvelles réponses à de nouveaux défis», organisée par l’Observatoire marocain sur l’extrémisme et la violence en partenariat avec la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion, le Policy Center du groupe OCP et la Rabita Mohammedia des Oulémas. Le responsable sécuritaire marocain relève que le Maroc a réussi, depuis 2002, à démanteler un total de 209 cellules terroristes, l’interpellation de près de 3.535 personnes, et la mise en échec de plus de 500 projets dévastateurs.

Une approche préventive
Dans ce cadre, M. Nifaoui fait savoir que le Maroc est leader dans ce domaine, par son adoption d’une approche préventive, anticipative et globale basée sur la lutte contre l’extrémisme depuis son berceau avant qu’il ne soit difficile de contenir ses répercussions dangereuses sur l’ordre général, et ce à travers le suivi de l’activité des cellules extrémistes terroristes, piéger ses membres et les traduire en justice, ainsi que le renforcement de la surveillance sécuritaire sur les divers points frontaliers, le développement du système de sûreté pour suivre les évolutions du crime terroriste transnational, et mettre en place un ensemble de législations visant à accompagner les risques de ce phénomène.

Parmi les mesures prises par le Royaume dans ce cadre, le responsable a mentionné les procédures de développement et de révision des modes de gestion du champ religieux et l’interdiction de son usage par les groupes et les individus, la concrétisation du rôle du conseil supérieur des Oulémas, l’unification des «fatwas», qui sont de la spécialité exclusive du conseil, ainsi que la création de l’Institut Mohammed VI de Formation des Imams Mourchidine et Mourchidat et l’Institut Mohammed VI des Oulémas africains, outre le renforcement des lois pénales de manière à permettre au Royaume de lutter contre le terrorisme de façon claire et directe.

Sur le même registre, M. Nifaoui a noté qu’un nombre d’organisations terroristes profitent de l’exacerbation des crises et des situations sécuritaires fragiles dans la région du Sahel et du Sahara en Afrique pour exécuter leurs plans criminels, soulignant que parmi les organisations terroristes qui ont adhéré à la mise en place du projet dévastateur de l’état islamique de Daech, il y a une organisation nommée «l’État islamique du grand Sahara», dirigée par Adnane Abo Lwalid, né à la Laâyoune, qui est l’un des membres du front Polisario.