Succès de la grève nationale dans le secteur public, selon les syndicats

umt-1er-maiLes administrations, les établissements  publics et les collectivités territoriales  ont largement répondu à l’appel à la  grève jeudi 10 décembre 2015, lancé par les  quatre centrales syndicales: l’UMT, la CDT,  l’UGTM et la FDT. Selon un communiqué des  syndicats, le taux de réussite a atteint entre  75 et 80% au niveau des ministères, 93%  dans les collectivités locales (communes  et arrondissements), 100% dans les  collectivités locales à Casablanca, Rabat,  Marrakech, Tétouan, Tanger et d’autres  villes. D’après Abdelhamid Fatihi, secrétaire  général de la Fédération démocratique  du travail (FDT), le succès de cette grève  a été constaté au niveau de trois secteurs  principalement: l’enseignement, la santé et  les collectivités locales. «Ces trois secteurs  regroupent le gros des fonctionnaires.


C’est pourquoi donc nous estimons que la  grève a atteint ses objectifs en termes de  participation», souligne-t-il.  Et en termes de revendications, les objectifs  des quatre centrales consistent à amener  le gouvernement à prendre en compte  leurs réclamations, relatives, notamment,  à la réforme de la retraite. Les syndicats  insistent sur le fait que la réforme de la  CMR ne passera pas sans leurs demandes  déposées à la Commission du secteur public  pour le dialogue social.
Les patrons de l’UMT, de la CDT, de  l’UGTM et de la FDT ont listé 3 raisons  principales ayant conduit au maintien de  la décision de grève, prise en octobre, et  après que l’effet escompté de la marche  du 29 novembre dernier n’ait pas été à la  hauteur des ambitions des représentants  des salariés.


Il s’agit de «l’obstination  du gouvernement à ignorer de manière  provocante les demandes des syndicats, de  saper les acquis sociaux, essentiellement  les retraites, et enfin d’user de certains  acteurs pour décrédibiliser les syndicats».  Le gel des pourparlers au sein de la  Commission du secteur public pour le  dialogue social depuis mars 2015 a été  interprété par les quatre centrales comme  un début de réforme de la CMR à partir de  2016 sans tenir compte des 10 demandes  listées, lors des négociations, par les  représentants des salariés


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