Stress hydrique : A Casablanca, Lydec déploie ses actions sur tous les fronts


A l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, Lydec a présenté ce venredi 22 mars 2024 un rapport sur ses actions mises en place pour sécuriser l’approvisionnement en eau potable au niveau du Grand Casablanca. Etant donné que le niveau de remplissage fort inquiétant (2%) du barrage Massira qui alimente en eau potable une grande partie des habitants de Casablanca, et compte tenu de l’accélération de l’urbanisation de la capitale éonomique, le délégataire casablancais a lancé il y a deux ans un projet structurant consistant à construire 12 km de conduites de refoulement Feeder d’un diamètre DN 1000 mm, entre le site Médiouna et la localité de Merchich (province de Médiouna), deux zones d’habitation qui connaissent un taux d’urbanisation accéléré.

Ce projet a été renforcé par la mise en place d’une station de pompage d’une capacité de 1 000 litres par seconde. Par ailleurs, Lydec souligne que « pour assurer l'alimentation en eau potable de la zone Sud-Ouest du Grand Casablanca à partir du bassin de Bouregreg », un projet complémentaire a été mis sur les rails afin de renforcer l’acheminement de l’eau potable vers Errahma, Dar Bouazza et Ouled Azzouz – trois localités dépendant de la province de Nouaceur. Dans le cadre de ce projet, des tronçons de 17,5 km de conduites Feeder de différents diamètres seront installés (DN 1000 mm, DN 800 mm, DN 600 mm). Concernant l’enveloppe budgétaire alloué à ce projet, Lydec indique que ce projet nécessite la bagatelle de 150 millions de dirhams (MDH).

Renouvellement de réseau

En plus des conduites Feeder, Lydec a investi 250 millions de dirhams (MDH) pour doter la ville blanche de quatre nouveaux réservoirs d’eau. Dans la province de Médiouna, un réservoir d’eau d’une capacité de 35 000 m3 sera mis en service afin de sécuriser l’approvisionnement en eau potable de cette zone. De même, dans la province de Nouaceur, le réseau de distribution d’eau sera également renforcé par la mise en service d’un réservoir d’une capacité 20 000 m3. En ce qui concerne le réseau d’eau relevant de la préfecture de Hay Hassani sera quant à lui soutenu par un réservoir pouvant contenir jusqu’à 70 000 m3 d’eau potable. Cette année, Lydec a décidé d’augmenter de 50% le budget dédié au renouvellement du réseau d'alimentation en eau potable, révèle le délégataire, rappelant que la gestion déléguée a investi, de 1997 à 2023, un montant total de 7,4 milliards de dirhams (MMDH) dans des projets d’approvisionnement en eau potable.

Pour renforcer ses actions, Lydec a joué nécessaire la mise en place d’une feuille de route ayant pour objectif principal la détection des fuites d’eau. « L’entreprise poursuit ses actions en matière de détection et de réparation des fuites d'eau sur le réseau et les branchements, de lutte contre les fraudes et de modulation de la pression d’eau », précise un communiqué de Lydec. Afin de réussir son œuvre, le délégataire a renforcé ses équipes dédiées à la recherche des fuites d’eau et a augmenté, de plus de 50%, le parc des détecteurs acoustiques fixes des fuites pour atteindre 4.000 capteurs acoustiques.

Réduction de la pression

Le délégataire casablancais a, par ailleurs, mis en place le Comité de Veille et d'Alerte Sécheresse (COVAS) en vue de suivre la situation de la sécurité d’alimentation en eau potable. Ledit comité travaille en étroite collaboration avec les autorités de la ville et les parties prenantes concernées. Il convient de rappeler que Lydec a décidé de prendre des mesures supplémentaires visant à économiser la ressource en eau, dont notamment la généralisation de la réduction de la pression d'eau sur tout le réseau du Grand Casablanca, la poursuite des actions de sensibilisation à la rationalisation de la consommation de l’eau (notamment auprès des industriels et des administrations), la mise à disposition auprès des autorités de 42 000 m3 d'eaux traitées chaque jour par la Station d'épuration (STEP) de Médiouna pour un usage d'irrigation, le lancement de deux nouvelles STEP au niveau de Médiouna et de Nouaceur, ainsi que lancement d'un module tertiaire au niveau de la STEP de Sapino à Nouaceur afin de pouvoir réutiliser les eaux traitées par cet ouvrage.

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