Une stratégie payante face au Covid-19

Fonds spécial pour la gestion de la pandémie du Coronavirus

Permettant de faire face aux répercussions de la pandémie sur l’économie et les couches sociales vulnérables, le Fonds spécial a créé un élan de solidarité inédit et servi au lancement très tôt d’une campagne de vaccination anti-Covid.

Quelques jours après l’annonce de la détection des premiers cas de contamination au nouveau coronavirus, une stratégie royale basée sur un diagnostic pointu de la situation a été établie dont la colonne vertébrale était indiscutablement la décision du Roi Mohammed VI de créer le 19 mars 2020 un compte d’affectation spéciale intitulé «Fonds spécial pour la gestion de la pandémie du Coronavirus “la Covid-19”». La création de ce Fonds avait un double objectif: supporter les répercussions de la pandémie sur l’économie nationale et les catégories sociales vulnérables et baliser le terrain à un élan de solidarité qui a dépassé toutes les attentes.

La holding royale Al Mada (ex-SNI) a été parmi les premiers grands comptes à ouvrir le bal en injectant dans ce fonds de solidarité 2 milliards de dirhams. Cela a créé bien évidemment des émules. Au final, la Caisse a été renflouée de plus de 33 milliards de dirhams, dont 10 milliards initiaux provenant du budget général de l’Etat, 1,5 milliard de l’Association des régions du Maroc et 21,5 milliards de contributions solidaires de la part d’institutionnels, d’entreprises privées et de citoyens marocains. Un record et un exemple qui n’a pas manqué de susciter l’admiration de par le monde.

Suite à cela, un comité de veille économique, en charge de la gestion du fonds, a été présidé par le ministre de l’Economie et des Finances, Mohamed Benchaâboun. A fin février 2021, ce Fonds a servi à financer l’achat des doses des vaccins anti-Covid d’AstraZeneca et de Sinopharm à hauteur de 1,7 milliard de dirhams. A cette date, le Maroc avait reçu 6 millions de doses des deux vaccins. Tout compte fait, le solde du Fonds spécial demeure positif et est évalué actuellement à près de 3,5 milliards de dirhams, a affirmé, mardi 16 mars 2021, M. Benchaâboun. A fin décembre 2020, le solde était de 5,3 milliards de dirhams. Encore assez d’argent pour financer l’acquisition de nouvelles commandes des vaccins anti-Covid.

Contributions solidaires
Le 8 juillet 2020, au Parlement, M. Benchaâboun avait fait le point sur les dépenses du Fonds spécial de gestion des effets du Covid-19 qu’il préside. Il avait assuré que les dépenses engagées totalisaient à cette date 25 milliards de dirhams. Les dépenses se répartissaient entre 2 milliards pour l’achat d’équipements médicaux nécessaires à la gestion de la pandémie, 16 milliards pour financer les mesures de soutien décidées par le comité de veille économique, 2 autres milliards pour payer l’indemnité CNSS de 2.000 dirhams du mois de juin (7 milliards au total pour cette aide qui a duré trois mois) et enfin, 5 milliards destinés à la CCG (Caisse centrale de garantie) pour appuyer les mécanismes de garantie des crédits Oxygène et Relance au profit des entreprises

M. Benchaâboun avait souligné, par ailleurs, que 900.000 salariés déclarés à la CNSS, en arrêt temporaire d’activité, ont bénéficié de l’appui du Fonds à travers l’indemnité CNSS de 2.000 dirhams, et que 5,5 millions de familles opérant dans l’informel ont bénéficié des aides de 800 à 1.200 dirhams par mois, dont 45% se situent en milieu rural. Somme toute, cette initiative royale a permis d’absorber les incidences socio-économiques de la pandémie et d’entamer tôt et avec sérénité une campagne de vaccination anti-Covid.