Stéphane Séjourné, l'homme derrière la «cabale» contre le Maroc


En l’espèce d’un mois seulement, soit entre le 19 janvier et le 16 février 2023, le parlement européen a adopté deux résolutions non contraignantes mais néanmoins défavorables au Maroc. La première, qui appelle au «respect de la liberté d’expression», a été votée à 356 voix pour, 32 contre et 42 absentions, tandis que la deuxième, qui vise à «adopter les mêmes mesures à l’égard des représentants du Maroc que celles contre le Qatar», l’a été à 401 voix pour, 3 contre et 133 abstentions.

A l’origine de ce vote massif contre le royaume, se trouve un homme politique français dont le nom était jusque-là inconnu au Maroc qui s’appelle Stéphane Séjourné. Trentenaire, il a été désigné en 2017 conseiller politique du président Emmanuel Macron, poste qu’il quitte en décembre 2018 pour occuper celui de directeur de campagne de la liste la République En Marche (LREM), rebaptisé aujourd’hui Renaissance, aux élections européennes de 2019, avant de se faire élire au parlement européen en juillet 2019 et prendre la tête du groupe politique Renew Europe, groupe qui a porté les deux résolutions hostiles au Maroc aux côtés d’autres formations comme «Les Verts» et la gauche «The Left».

Dès lors que les deux résolutions ont été entérinées par l’hémicycle de Bruxelles, certains observateurs marocains et français avaient directement pointé du doigt la responsabilité de M. Séjourné, le désignant comme étant l’architecte de cette cabale euro-parlementaire contre le Maroc. Celle-ci qui viserait, selon eux, à inhiber les avancées économiques du royaume dans le continent africain, traduites par les partenariats stratégiques signés avec plusieurs pays de l’Afrique, de l’est comme de l’ouest.

Le comportement de M. Séjourné trouverait donc ses racines dans une volonté directe de l’Elysée de «descendre» symboliquement le Maroc, le seul pays qui constituerait une véritable «menace» pour les intérêts français dans la région. Le président de la commission parlementaire mixte Maroc-UE, Lahcen Haddad, a, dans ce sens, accusé directement l’Etat profond français d’être à l’origine de cette campagne contre le Royaume.

Invité le 31 janvier 2023 au forum de l’agence marocaine de presse MAP, il a déclaré qu’une «partie de l’Etat profond en France est ennuyée par les réalisations sécuritaires et diplomatiques du Maroc», regrettant à la même occasion qu’un «proche de la présidence française (Stéphane Séjourné, NDLR), soit l’un des architectes de la résolution».

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