Sport : Retour sur les exploits des sportifs Marocains

Le Maroc s’est brillamment illustré dans différentes disciplines sportives lors de grandes compétitions internationales l’année dernière. Retour sur une année prolifique en distinctions.

2021 a été une année faste pour le sport marocain, particulièrement pour le football, qui a glané plusieurs titres et distinctions. Dimanche 7 février 2021, début de la saga. Sous le ciel du Stade Ahmadou-Ahidjo de Yaoundé au Cameroun, les Lions de l’Atlas réécrivent l’histoire en devenant le premier pays à remporter deux fois consécutives le Championnat d’Afrique des nations (CHAN), compétition réservée aux joueurs évoluant dans les championnats africains. Trois ans après leur sacre à domicile en 2018, le capitaine El Kaabi et ses coéquipiers ont dominé les Aigles du Mali (2-0), durant une finale âprement disputée.

L’ex-sociétaire du Raja de Casablanca, Soufiane Rahimi, fut l’un des grands artisans de cette consécration avec cinq réalisations. Il s’est également adjugé le titre de meilleur joueur du tournoi. Une belle performance du football local qui s’est distingué ces dernières années sur le continent grâce notamment aux sacres du Raja, Wydad et Renaissance sportive de Berkane (RSB) dans les compétitions interclubs. Cinq mois plus tard, nouvelle étoile. Le Raja remporte la 18e édition de la Coupe de la Confédération africaine de football (CAF) après sa victoire 2 bus à 1 devant la Jeunesse Sportive de Kabylie (JSK), le 10 juillet au Stade Mathieu Kerekou de Cotonou, au Bénin.

Un but précoce de Soufiane Brahimi et de son ex-buteur Ben Malongo permettent aux hommes de Lassaad Chebbi de s’adjuger leur troisième trophée dans cette compétition, après celui de 2018 face aux Congolais de l’As Vita Club (RDC) et celui de 2013 contre les Camerounais du Coton sport de Garoua. Les Verts et blancs ont bien résisté face aux Algériens malgré l’expulsion de leur milieu Omar Arjoun à la 63e minute et la réduction du score au retour des vestiaires. Le 21 août 2021, les Rajaouis goûtent à nouveau aux délices en décrochant le titre de Champion à l’issue de la Coupe Mohammed VI des clubs arabes champions, grâce à leur succès aux tirs au but (4-3) face à l’Ittihad de Jeddah, au Complexe sportif Prince Moulay Abdellah de Rabat. Les deux clubs n’avaient pu se départager après leur nul 4-4 au terme du match.

Records paralympiques
Outre les pelouses, les tartans ont été aussi témoins des prouesses de sportifs marocains. Lundi 2 août 2021, Soufiane El Bakkali s’offre la médaille d’or olympique lors de la finale du 3000 m steeple en 8mn 8s 90/100, devant l’Éthiopien Lamecha Girma et le Kényan Benjamin Kigen. Une relique, la seule du Maroc durant ces Jeux Olympiques de Tokyo, qui a permis au Royaume de garnir son armoire dorée après la dernière consécration du célèbre athlète Hicham El Guerrouj en 2004 à Athènes. La Fédération royale marocaine d’Athlétisme (FRMA) avait même organisé une réception à son siège pour lui dérouler le tapis rouge.

Quelques semaines plus tard, toujours au pays du Soleil levant, les athlètes paralympiques brillent de mille feux, lors des JO éponymes. Leur bilan est époustouflant: 11 médailles, dont 4 en or, 4 en argent et 3 en bronze, soit cinq médailles de plus par rapport aux JO de Londres en 2012 et quatre de plus que les JO de Rio en 2016. Une belle moisson qui a permis au Maroc de terminer 30e sur 87 pays dans le tableau final des médailles.

Cerise sur le gâteau, les trois médailles d’or marocaines sont accompagnées de records du monde ou paralympique. Abdeslam Hili a ouvert le bal en décrochant, le 2 septembre, la première médaille d’or du Royaume dans cette compétition, durant le 400 m (T12). Le sprinteur marocain, qui a réalisé un chrono de 47 sec 59/100è, battait sur le coup le record mondial de cette épreuve. Il sera par la suite imité par ses compatriotes Ayoub Sadni, vainqueur du 400 m T47 avec aussi à la clé un record du monde, et El Amin Chentouf, qui a remporté haut la main le marathon (T12), dernière épreuve des Jeux, avec un chrono de 2h 21 min 43 secondes.

Le futsal, tout près du Graal…
Retour au ballon rond, mais cette-fois ci en salle, autrement dit futsal. Là aussi, les représentants marocains n’ont pas été de simples spectateurs en Lituanie. La sélection nationale a pu rivaliser avec le Portugal (futur champion) sur le score de 3 buts partout et la Thailande (1-1), deux grands mastodontes de cette discipline, avant de pulvériser les Îles Salomon (6-0) et de dominer en huitième de finale le Venezuela (3-2). Les Lions du coach Hicham Dguig vont finalement tomber en quarts de finale (0-1) devant le Brésil, quintuple champion en titre. Une élimination après un beau palmarès, loin de la série de défaites lors de leurs deux premières participations dans ce mondial.

Le Maroc s’est également illustré en pétanque, avec la victoire de l’équipe nationale lors de la 8e édition devant le pays hôte, le Burkina Faso (13-16). Un succès qui lui permet de valider son ticket pour le mondial, prévu en 2022 au Bénin. Par ailleurs, l’année écoulée a été aussi marqué par le plébiscite des infrastructures sportives du Royaume.

Plusieurs pays africains dont les stades n’ont pas été homologués par les experts de la Confédération africaine de football (CAF) ont choisi le Royaume pour accueillir leurs rencontres comptant pour les 2e, 3e et 4e journées des éliminatoires du Mondial 2022. Une dizaine de matchs, aux allures de mini Coupe d’Afrique des nations de football (CAN), qui se sont déroulés entre octobre et novembre 2021 à Casablanca, Tanger, Agadir, Rabat et Marrakech. La CAN, qui débute justement dans quelques jours et qui sera une nouvelle occasion pour garnir à nouveau les armoires à trophées du Maroc.