Soutien international au Sahara marocain: Le nouveau dérapage de la diplomatie algérienne

Chypre, la Hongrie, les Pays-Bas, la Roumanie: au lendemain de la tenue, ce mercredi 11 mai 2022 dans la ville de Marrakech, de la neuvième réunion ministérielle de la Coalition internationale contre l’organisation terroriste de Daech, en marge de laquelle les pays cités sont venus s’ajouter à ceux qui, déjà, soutiennent l’initiative pour la négociation d’un statut d’autonomie au Sahara marocain, le régime algérien ne pouvait qu’être groggy.

Ce qui était manifeste dans le communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères de la voisine de l’Est qui n’a rien de moins accusé le Maroc que d’avoir “détourné la conférence de son objet annoncé et l’a[voir] transformée en une tentative pernicieuse de donner une actualité artificielle à une formule morte à sa naissance même en 2007”. “La Conférence internationale pour la lutte contre le groupe terroriste Daech, qui vient de se tenir à Marrakech, a donné lieu à un vacarme de déclarations orchestrées par le pays-hôte qui s’est employé à faire dudit rassemblement un évènement consacré au Sahara occidental (sic),” a également dénoncé la même source. Et même d’ajouter que “certains participants étrangers ont été entraînés”, comme si les pays qui ont choisi d’appuyer le plan d’autonomie ne pouvait faire preuve de discernement -il ne manquerait plus que d’accuser le Maroc de les avoir drogué au haschisch, un pas que, soit dit en passant, on imagine bien la machine de propagande algérienne franchir.

En somme, l’Algérie démontre encore une fois qu’elle est bel et bien partie prenante au différend autour du Sahara marocain, puisque rien d’autre ne saurait expliquer une réaction aussi violente où “la diplomatie marocaine” se voit aussi taxée “de courir derrière le fantôme d’une fausse solution dite d’autonomie et de tenter de pervertir la lutte anti-terroriste globale en la mettant au service de calculs étroits et égoïstes”. Et elle confirme surtout que ses dirigeants sont bel et bien à côté de la plaque et en déconnexion totale de la communauté internationale, qu’ils appellent à “à redoubler d’efforts pour promouvoir” une soi-disant “décolonisation effective du Sahara” marocain alors même que ses membres sont de plus en plus nombreux à reconnaître la souveraineté du Maroc sur la région. A ajouter, sans doute, à la longue liste de sorties tragicomiques de la diplomatie algérienne.