PAR OÙ LA SORTIE DE CRISE ?

RAPPORT PRÉALABLE AU BUDGET

Selon les pronostics du ministère des finances, l’économie marocaine serait appelée à connaitre un taux de croissance de 4,6% entre 2021 et 2023.

“Après une récession prévue à moins 5,8% en 2020, l’économie nationale devrait enregistrer un rebond, en volume, de 4,8% en 2021”, relève le rapport préalable au Budget du ministère de l’Economie.

Ce rebond, nous disent les responsables des deniers publics, devrait être soutenu par l’amélioration de la valeur ajoutée agricole de 11%, après -4,5% en 2020 et non agricole de 3,8% après -6,4% en 2020.

Le PIB non agricole devrait, lui, progresser de 4% en 2021, tenant compte d’une évolution de 5,3% des impôts et taxes sur produits nets de subventions, au lieu d’une baisse de 3,5% prévue en 2020. Quant à la valeur ajoutée des activités secondaires , elle devrait croître, en termes réels, de 2,9% après une baisse de 6,9% en 2020, alors que le secteur tertiaire, qui représente près de 56,6% dans la valeur ajoutée totale, devrait enregistrer une hausse de 4,3% après -6,2% en 2020. Ces prévisions économiques optimistes pour l’année 2021 ont été établies par les rédacteurs du rapport préparatif du budget sur la base d’un ensemble d’hypothèses portant aussi bien sur l’environnement national qu’international.

Rapporteurs qui partent de l’hypothèse d’une production céréalière de 70 millions de quintaux en 2021, contre 32 millions en 2020, avec une consolidation des autres cultures et de l’élevage. Ils tiennent également compte de la mise en oeuvre du plan de relance de différents secteurs de l’économie nationale à la sortie de la crise de la Covid-19.

Maîtrise de l’épidémie
Ceci, sans qu’ils oublient de tenir compte d’autres facteurs extra-économiques, notamment «la maîtrise de l’épidémie ainsi que la réouverture des frontières à partir du premier trimestre 2021 avec un regain progressif de la confiance des ménages et des investisseurs». Continuant sur leur lancée, les analystes du ministère des finances, postulent qu’«après un ralentissement en 2020, la consommation finale intérieure devrait se redresser en 2021 et croître de 3,6%, contre 0,7% cette année, suite à la progression de la consommation des ménages de 3,5% et de celle des administrations publiques de 3,8%. La formation brute du capital fixe devrait, quant à elle, progresser de 6,4% après un repli de 5,1% en 2020».

Par ailleurs, disent-ils, les perspectives favorables prévues pour l’économie mondiale en 2021 devraient avoir des effets positifs sur la demande extérieure adressée au Maroc, qui devrait augmenter de 12,6% en 2021 après une baisse de 22,4% en 2020. Les exportations des biens et services, en volume, augmenteraient ainsi de 16,9% en 2021, contre 11,8% pour les importations. Leur analyse coule tellement de source que les prévisions pour la période 2021-2023, qu’ils nous annoncent, ne peuvent qu’aller dans le sens d’un regain de croissance économique autour de 4,6%. On n’en demande pas moins pour notre pays.


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