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Sommet de Sde Boker: Le Maroc bien présent

Le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a finalement été le dernier diplomate à arriver, ce 27 mars 2022, au kibboutz de Sde Boker, dans le désert du Néguev, pour le sommet réunissant les chefs des diplomaties d’Israël, qui organise l’événement, et des États-Unis avec ceux de quatre pays arabes, à savoir, en plus du Maroc, Bahreïn, l’Egypte et les Émirats arabes unis. Il a atterri à l’aéroport de Bar Yehuda, où l’attendait une importante délégation israélienne. Dans la foulée, il s’est rendu à l’hôtel Isrotel Kedma, où se trouvaient déjà le reste de ses homologues et y a participé dans la soirée à un dîner collectif avec ces derniers. Ce lundi 28 mars 2022, il devait avoir des entretiens en tête à tête avec eux.

Pour le Maroc, il s’agit de confirmer ses engagements pris, en décembre 2020, vis-à-vis des Etats-Unis, qui, en échange, avaient reconnu la souveraineté du Royaume sur son Sahara, dans le cadre des accords d’Abraham par le biais desquels Bahreïn, les Emirats et Soudan ont établi des relations avec Israël. Deux jours avant l’atterrissage de M. Bourita à Sde Boker, un accord militaire a été signé, au niveau du département de l’Administration de la Défense nationale, avec l’État hébreu, près de quatre mois après un premier texte conclu au moment de la visite du ministre de la Défense israélien, Benny Gantz. C’est dans le cadre de ce dernier texte qu’Israël a fourni le Maroc en divers types d’armements, dont le système de défense antimissile Barak MK. Aussi, il faut souligner les différents accords commerciaux signés, avec notamment la visite effectuée, le 15 mars 2022, par des représentants de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) au Proche-Orient.

Du côté israélien, on se réjouit sans doute de la présence à Sde Boker des différents chefs de diplomatie arabes et principalement l’Égyptien Sameh Choukri, qui confirme que le processus de “normalisation”, comme il est d’usage de l’appeler, ne se limite plus seulement aux pays membres de l’accord d’Abraham. La Jordanie, qui avait reconnu Israël en octobre 1994, quelques mois après les accords d’Oslo, était d’ailleurs également annoncée, mais elle n’a finalement pas dépêché son ministre des Affaires étrangères, Ayman Safadi.

La visite de M. Bourita constitue aussi la première pour lui en Israël, après qu’il a été annoncé dans le pays depuis plusieurs mois, sauf que la Covid-19 l’avait, selon nos sources, empêché de faire le déplacement.

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