Tous solidaires face à la pandémie

De multiples associations de la société civile font preuve d’un élan de solidarité salutaire .

Le Covid-19 est plus que jamais un phénomène amplificateur des inégalités sociales. La pandémie a créé une véritable déflagration économique et sociale. Dès le printemps 2020, la pauvreté absolue, ne permettant pas de satisfaire aux besoins fondamentaux, a flambé dans le pays. Son incidence a été multipliée par sept, passant de 1,7% à 11,7%. Ajoutons à cela toutes ces personnes en situation de vulnérabilité et de précarité extrêmes. Soit autant d’exclus sociaux qui ont plus que jamais besoin d’aide, notamment en ce mois de Ramadan. Mois sacré qui se caractérise par tout un élan de solidarité.

Élan de solidarité dont font preuve les multiples associations de la société civile, disséminées à travers le territoire du Royaume, aussi bien dans le milieu urbain que dans le milieu rural. Associations, constamment mobilisées pour venir au secours des plus démunis et d’autres catégories sociales dans le besoin. Cet élan de solidarité te de plus en plus suscite de plus en plus d’engouement, notamment à la faveur de la pandémie qui sévit et qui a fragilisé une grande partie de la population sur le plan économique.

Ainsi, si on se limite à la seule de Casablanca, on est agréablement surpris quand nous voyons ces bénévoles des associations de solidarité, en parallèle à leurs actions ponctuelles tout au long de l’année, sillonner intensivement, durant ce mois sac ré du Ramadan, les rues et artères de la métropole. Objectif : apporter de l’aide, sous toutes ses formes, à ceux qui en ont besoin.

Chaque jour, ces bénévoles s’y retrouvent à un moment précis de la journée afin de préparer les packs. Ils sont étudiants, salariés, sans emploi, enfants accompagnés de leurs parents, etc., tous animés par la même cause: aider son prochain. Ils commencent d’abord par préparer des packs ftour contenant viennoiseries, du pain, du fromage, du jus, du yaourt et du lait, des dattes, de la chebbakia, un sandwich froid, et tout dont ont besoins les nécessiteux en produits alimentaires vitaux. Ensuite, une fois les packs ftours prêts, ils sont chargés dans les voitures. Puis, les bénévoles se divisent en plusieurs équipes, chacune partant dans une direction, en ce sens que les lieux cibles sont nombreux.

Un hôpital, où les bénévoles distribuent les packs aux pensionnaires, mais surtout à leurs familles, généralement venant de très loin et sans moyens à proprement parler. Un orphelinat où résident encore des jeunes sur le point de le quitter. Dans la rue, où les attendent plusieurs personnes en situation de rue, ainsi que des familles nécessiteuses. Et même pour livrer leurs packs dans des endroits ou des agents de sécurité et des femmes de ménage travaillent en permanence et ne peuvent aller chez eux au moment de la rupture du jeûne. La communauté saharienne est également au coeur des préoccupations de ces bénévoles qui n’oublient personne.

Doués d’un sens de l’organisation efficace, ces associations sillonnent la capitale pour distribuer leurs paniers alimentaires. Souvent ces associations sont accompagnées en dons par des entreprises, petites ou grandes, du secteur privé.