LE SOLDAT NUMÉRIQUE

Des dizaines de start-up technologiques israéliennes ont reçu des invitations à rejoindre des réunions pour devenir des « soldats numériques » d’Israël.

Il est de notoriété publique que les États Unis utilisent le droit de veto au Conseil de sécurité de l’ONU pour bloquer les résolutions critiquant Israël. Cette protection américaine, réduit la pression internationale sur Israël concernant ses crimes de guerre.

L’influence entreprise par le lobbying pro-israélien agit sur les membres du Congrès américain pour adopter une rhétorique qui soutient le droit d’Israël à tuer et faire un bras d’honneur à la communauté internationale. Sous influence, les membres du congrès minimisent les violations des droits de l’homme et les allégations de crimes de guerre à l’encontre d’Israël.

L’AIPAC (American Israel public Affairs Committee) et l’un des groupes de pression les plus puissants aux Etats-Unis. Par son action permanente, il influence les politiciens des deux Chambres, à soutenir Israël en matière d’aide militaire et économique. Divers PACs (Political Action Committees) jouent également un rôle vigoureux dans le soutien à Israël. L’influence se fait par des contributions financières aux campagnes électorales des membres du congrès, des voyages et des conférences payées rubis sur ongle et d’autres actions plus persuasives.

Ces groupes fournissent des informations et organisent des cycles de formation pour convaincre les législateurs de soutenir les positions de l’Etat sioniste. Dans ce domaine, la transparence et l’éthique sont comme les voies du Seigneur, elles sont impénétrables. Les appels à une meilleure réglementation pour garantir que ces influences ne compromettent pas la prise de décision indépendante des législateurs n’ont aucun écho. L’année dernière, selon le New-York Times (NYT) du 5 juin, une opération secrète plus spécifique était initiée. Elle cible le législateur et le public américain pour les chloroformer sur ce qui se passe à Gaza.


C’est le ministère israélien de la Diaspora, un organisme gouvernemental qui relie les juifs du monde entier à l’Etat d’Israël, qui a ordonné l’opération. Des dizaines de start-up technologiques israéliennes ont reçu des invitations à rejoindre des réunions pour devenir des « soldats numériques » d’Israël. Pendant la guerre ils vont mener des campagnes numériques au nom du pays. Cela consiste à se faire passer pour des étudiants américains fictifs, en utilisant de faux comptes sur les réseaux sociaux, exhortant les législateurs américains à financer l’armée israélienne.

Selon le NYT, la campagne est concentrée sur plus d’une dizaine de membres du congrès avec un budget de 2 millions de dollars US. Une société de marketing politique à Tel Aviv est chargée de mener à bien la diffusion propagandiste. Des centaines de faux comptes se font passer pour des américains sur X, Facebook et Instagram pour publier des commentaires pro-israéliens, anti palestiniens, islamophobes où l’exploitation de l’antisémitisme est utilisée à volonté.

Les comptes sont concentrés sur les législateurs américains noirs et démocrates comme le sénateur de Géorgie ou le représentant de minorité parlementaire de New-York pour les inciter à continuer le financement de l’armée Israélienne. Chat GPT et Gemini, les chatbots alimentés par l’IA, ont été utilisés pour générer des milliers de publications favorables à Israël. Israël montre une fois de plus que même l’immixtion dans la souveraineté des États-Unis et des autres États ne lui impose aucune barrière.

La preuve, Netanyahou, sous mandat d’arrêt international, s’est adressé aux français en France sur une chaîne nationale Française dans un style présidentiel français pour les associer à ses crimes. « Notre victoire c’est votre victoire » dit-t-il à une France toute ouïe.

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