S.M. le Roi plaide pour la Palestine et l’intégration maghrébine


Dans un contexte régional dominé par la guerre en cours depuis le 9 octobre 2023 dans la bande de Gaza, le roi Mohammed VI a, naturellement, mis à profit le temps de parole qui lui a été imparti lors du Sommet arabe tenu ce jeudi 16 mai 2024 à Manama pour remettre encore sur le tapis la nécessité impérieuse qu’il y a de permettre aux Palestiniens d’enfin disposer de leur propre État.

Dans une allocution lue en son nom par le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, dépêché au Bahreïn pour le représenter auprès de ses pairs arabes, le Souverain a mis en cause la riposte israélienne aux attaques perpétrées le 7 octobre 2023 par le Hamas en Israël, les taxant ouvertement “de graves violations qui vont à l’encontre des dispositions du droit international et du droit international humanitaire”. Ainsi, a-t-il clairement fait entendre, seule la solution à deux États, conformément aux frontières d’avant la guerre de 67 (qui avait vu Israël prendre le contrôle de l’Est d’Al-Qods Acharif et d’une partie de la Cisjordanie), est à même de permettre au Proche-Orient de sortir de l’ornière, tandis que la violence ne fait que perpétuer la violence, et cela les événements des sept derniers mois ne font que le confirmer encore avec plus d’acuité que jamais.


“Nous réitérons notre vive condamnation du meurtre d’innocents. Nous réaffirmons également que le fait d’imposer une réalité nouvelle dans la bande de Gaza et les tentatives de déplacement forcé des Palestiniens sont inacceptables”, a souligné, à ce propos, Mohammed VI. Sur un tout autre plan, Mohammed VI a également plaidé pour davantage d’intégration arabe, exprimant notamment son regret eu égard à la donne actuelle au Maghreb, où la libre circulation des personnes, des capitaux, des biens et des services entre les pays de la région semble, pour le moins, un simple voeu pieux.

Une allusion à peine voilée, on peut le comprendre, au refus entretenu depuis près de six ans par l’Algérie de saisir la main tendue que lui avait adressée début novembre 2018, à l’occasion de la commémoration du quarante-troisième anniversaire de la Marche verte, le Roi; au demeurant, les relations maroco-algériennes sont depuis août 2021 en phase de rupture, et ce à l’initiative unilatérale d’Alger. Dans le même sillage, Mohammed VI a indirectement égratigné l’entreprise séparatiste ourdie, par Front Polisario interposé, par la voisine de l’Est au niveau du Sahara marocain, insistant sur le fait “de se garder de toute ingérence dans [les] affaires [des pays], et de s’abstenir d’alimenter les velléités de division et de séparatisme”.

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