Situation des enfants inadaptés : Les bonnes dispositions du ministère de la solidarité

Après des mois de blocage et de tension, ponctués de manifestations et de sit in, des responsables du ministère de la Solidarité ont reçu vendredi 20 mai, des représentants des associations agissant dans le cadre de l’éducation et de la prise en charge des enfants inadaptés. Rassemblées au sein de l'Union Nationale des Associations œuvrant dans le domaine du Handicap Mental au Maroc (UNAHM), ces dernières avaient organisé le même jour une manifestation devant le siège du ministère à Rabat. Le directeur de cabinet de Mme la ministre et le secrétaire général par intérim du département ont tenu dans la matinée de vendredi une réunion avec une délégation des responsables des ONG. Réunion qui s’est avérée fructueuse en ce sens que les deux hauts responsables du département ont dit leur disposition à régler les problèmes d’urgence que vivent lesdites associations et d’ouvrir un dialogue continu avec ces dernières pour trouver les solutions aux problèmes nécessitant du temps et qui parfois dépassent les seules attributions du ministère.


Pour Ali Redouane, président de l’association des parentes et amis des enfants inadaptés (APEI), la principale ONG du domaine, avec des centaines d'enfants et près de 200 cadres, et disposant de plusieurs centres d’accueil et de formation à Casablanca, « l’objectif de notre association ou de l’Union n’est pas de créer des frictions avec le ministère ou les autorités locales, loin de là, on manifeste quand toutes les issues nous paraissent fermées. Maintenant que le ministère a fait montre de sa disposition à régler certains problèmes et à discuter du reste de nos revendications, nous ne pouvons que nous en réjouir. La réunion prévue ce lundi au ministère s’inscrit dans cet objectif et nous allons tout faire pour qu’elle aboutisse à des résultats concrets dans un esprit constructif et de partenariat ministère/société civile. »


Il ajoute que le cahier des charges sur la base duquel les associations peuvent prétendre à la subvention ministérielle est à revoir pour une simplification des procédures et pour régler le décalage entre l’année scolaire et l’année fiscale qui pose un sérieux problème lorsqu’il s’agit de présenter les bilans comptables des associations. « L’année scolaire démarre au mois de septembre avec toutes les charges y afférentes, mais pour le déblocage de la subvention c’est l’année fiscale du 1er janvier au 31 décembre… Il y a aussi les blocages liés à l’administration de l’entraide nationale avec tout ce que cela comprend en terme de bureaucratie et que le ministère est en mesure de régler… », dit-il.


Il faut dire que le ministère, avec à sa tête Mme Aouatif Hayar, qui connaît très bien la problématique sociale, peut compter sur ces ONG et leur expérience sur le terrain pour mener une meilleur stratégie en faveur de l’inclusion sociale des enfants inadaptés. D’ailleurs, lesdites ONG se disent prêtes à apporter leur pierre à l’édifice.