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Situation économique nationale au deuxième trimestre de 2022, selon le HCP

Selon une récente note d’information du Haut-Commissariat au Plan (HCP) sur la situation économique nationale au deuxième trimestre de 2022, presque tous les indicateurs macro-économiques sont au rouge.

D’abord, l’économie nationale ne bat pas le record en termes de taux de croissance, puisque la croissance de l’économie nationale s’est située à 2% au lieu de 14,2%. Croissance surtout par les activités non agricoles, qui ont affiché une augmentation de 4,2%. Par contre les activités du secteur agricole ont enregistré une baisse de 15,5%.

Au total, aux prix courants, le Produit Intérieur Brut (PIB) a connu un net ralentissement à 6,9%, au lieu de 16,5% une année auparavant, dégageant une augmentation du niveau général des prix de 4,9% au lieu de 2,3%.

Côté demande intérieure, cette dernière a affiché un net ralentissement à 2%, contribuant pour 2,2 points à la croissance économique nationale. Quant aux dépenses de consommation finale des ménages, elles ont connu un net repli de leur taux d’accroissement à 3,2%, avec une contribution à la croissance de 1,7 points.

Côté investissement, l’investissement brut (formation brute de capital fixe; variation des stocks et acquisition nette d’objets de valeurs), lui aussi, a accusé une baisse de 2,4%, avec une contribution négative à la croissance de 0,8 point.

Seules les exportations tirent leur épingle du jeu. Effet, les exportations de biens et services ont augmenté de 36,4%, avec une contribution à la croissance de 11,8 points tandis que les importations ont affiché une hausse de 28,7%, avec une contribution négative à la croissance de 12 points.

Compte tenu de la faible hausse de la consommation finale nationale, l’épargne nationale s’en tire mieux puisqu’elle s’est située à 31,4% du PIB, compte tenu de l’accroissement de 9% de la consommation finale nationale en valeur au lieu de 14,7% enregistré une année auparavant.

Résultat: d’une part, la croissance du revenu national brut disponible a connu un ralentissement à 7,9%, avec une augmentation, aux prix courants, de 6,9% du PIB et de 22% du taux d’accroissement des revenus nets reçus du reste du monde, et, d’autre part, le besoin de financement de l’économie nationale s’est aggravé à 2,6% du PIB.

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