Sous le signe de la coopération

LE CHEF D’ÉTAT-MAJOR DES ARMÉES FRANÇAISES AU MAROC

Sur invitation de l’inspecteur général des FAR, le général d’armée devrait passer, à partir de ce 9 septembre, quatre jours dans le Royaume.

C’est depuis le 9 septembre 2020, et ce jusqu’au 12 septembre, que le général d’armée François Lecointre, chef d’état-major des armées françaises, se trouve au Maroc. Un déplacement qui, révèle un communiqué de l’ambassade de France, fait suite à une invitation que lui a adressée le général de corps d’armée Abdelfatah Louarak, inspecteur général des Forces armées royales (FAR), et qui, poursuit la même source, s’inscrit dans le même cadre que la visite d’il y a quelques mois de la ministre des Armées française, Florence Parly.

Cette dernière avait, pour rappel, passé la journée du 6 février à Rabat, où elle avait eu des entretiens avec le ministre délégué à l’Administration de la Défense nationale, Abdellatif Loudiyi, puis avec le général de corps d’armée Louarak. Dans l’interview qu’elle nous avait alors accordée, Mme Parly nous avait déclaré, en citant le Sahel et la Libye, que “la France et le Maroc partagent des objectifs communs” (lire nº1334). Le Sahel et la Libye, justement, continuent de dominer, plus de sept mois plus tard, l’actualité régionale. Avec surtout, dans le premier cas, le coup d’État du 19 août du colonel Assimi Goïta au Mali. Et, dans le deuxième, la tenue depuis le 6 septembre à Skhirat du deuxième round des pourparlers libyens, en présence de représentants aussi bien du Haut Conseil d’État que du parlement de Tobrouk.

La France a, à ce dernier égard, salué par la voix de son ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, ce 10 septembre, “les efforts du Royaume du Maroc”, qualifiant “les initiatives” à l’avenant d’“essentielles”. Quant au Mali, on sait que le roi Mohammed VI et le président français Emmanuel Macron ont été en concertations aussitôt la nouvelle du putsch parvenue à leurs oreilles -le Maroc avait été, le 20 août, le premier pays à prendre langue avec le colonel Goïta, comme celui-ci allait en remercier cinq jours plus tard le Souverain lors du tête-à-tête qu’il avait eu au camp militaire de Kati, à 15km de Bamako, avec l’ambassadeur du Royaume, Hassan Naciri.

La dépêche de l’agence Maghreb arabe presse (MAP) publiée dans la foulée des audiences accordées par M. Loudiyi et le général de corps d’armée Louarak au général d’armée Lecointre n’a pas dit un mot de cela et a plutôt mis l’accent sur “les relations d’amitié et de coopération multiformes qui lient le Royaume du Maroc et la République française et [la] volonté [des responsables des deux bords] de consolider davantage ces relations”.

On peut, ceci étant, imaginer que ces différentes thématiques ont été abordées. Du reste, le général d’armée Lecointre devait également rencontrer le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita. Il prévoyait en outre de se rendre, pour une intervention devant les officiers, au Collège royal de l’enseignement militaire supérieur de Kénitra, avant de prendre la route de Meknès pour un tour de l’Académie royale militaire.


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