Affaire "sexe contre bonnes notes" à Settat: Un enseignant écope de 2 ans de prison ferme

Première condamnation dans l’affaire “sexe contre bonnes notes” qui secoue la Faculté de droit de Settat depuis plusieurs semaines. Un des cinq enseignants poursuivis pour harcèlement sexuel sur leurs étudiantes a été condamné, dans l’après-midi du mercredi 12 janvier 2022, à deux ans de prison ferme par la Cour d’appel de Settat, alors qu’un document qui a fuité sur internet montre que l’une des plaignantes a renoncé à toute poursuite judiciaire contre un dédommagement de 70.000 dirhams qu’elle aurait perçu de la famille de l’enseignant en question. Ce dernier a été reconnu coupable d’«attentat à la pudeur», «violence» et «harcèlement sexuel».

Quatre autres de ses collègues du même établissement, dont deux sont poursuivis en état d’arrestation, ont comparu, jeudi 13 janvier, devant le tribunal de première instance de la même ville pour «incitation à la débauche», «discrimination fondée sur le genre», «violence contre des femmes» Quelques heures après ce jugement, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, Abdellatif Miraoui, a affirmé, lors de son passage dans l’émission “Confidence de presse” sur la chaîne de téléivision 2M, que son département adopte désormais une politique de “tolérance zéro” envers toute personne impliquée dans des affaires de chantage sexuel.

Outre l’Université de Settat, d’autres affaires “sexe contre bonnes notes” ont éclaté dans d’autres établissement ces dernières semaines, notamment à l’ENCG Oujda, à l’EST Casablanca ou encore l’École du roi Fahd de traduction de Tanger.