Un séparatiste sahraoui expulsé vers le Maroc par l’Espagne

TERRORISME

Arrêté le 29 mars 2021 dans la ville de Basauri, en Espagne, Faycal El Belloul, un séparatiste sahraoui qui souhaitait commettre des actions terroristes contre des personnes et des intérêts marocains dans la voisine du Nord vient d’être expulsé ce 16 novembre 2021 vers le Royaume.

C’est ce qu’a révélé une dépêche de l’agence de presse officielle espagnole EFE, qui a par ailleurs précisé que le concerné avait été raccompagné par la police jusqu’à l’aéroport international Mohammed V de la ville de Casablanca. “Il s’agit d’une expulsion administrative,” a indiqué EFE.

Agé de 44 ans et résidant depuis de nombreuses années en Espagne, où il a notamment travaillé dans l’hôtellerie dans les villes de Tenerife et de Las Palmas, l’homme était, à un moment, suivi par quelque 30.000 personnes sur les réseaux sociaux, où il avait l’habitude de faire étalage de ses noirs desseins. La presse espagnole le décrit comme “obsédé” et rapporte qu’il se disait même prêt à assassiner des femmes et des enfants, si tel était le moyen d’assurer la séparation du Sahara marocain.

Cette affaire en dit en tout cas beaucoup sur la radicalisation qui est en train de toucher les milieux séparatistes sahraouis et notamment les sympathisants du mouvement du Front Polisario, dont un haut dirigeant du nom de Mohamed Wali Akeik, qui avait révélé à l’hebdomadaire britannique The Economist, le 6 novembre 2021, que les siens étaient disposés à s’attaquer aux “entreprises et consulats, compagnies aériennes et autres secteurs” actifs au Maroc.

Par ailleurs, le commandant de la soi-disant “septième région militaire sahraoui”, Taleb Ammi Deh, s’en est directement pris, dans l’édition du 14 novembre 2021 du quotidien espagnol La Razon, aux quatorze entreprises espagnoles actives au Sahara marocain et leur a demandé de lever le camp.

En somme, des méthodes dignes de l’organisation terroriste de Daech, dont on sait que le Polisario est proche de la section dite du Grand Sahara -son ancien leader est d’ailleurs un pur produit du mouvement séparatiste, en l’occurrence Adnane Abou Walid al-Sahraoui, que l’armée française a tué au cours d’une opération en date du 17 août 2021. Jusqu’à quand la passivité de la communauté internationale?

W.E.B