Le Sénat espagnol rejette à la quasi-unanimité une motion de Vox réclamant des sanctions contre le Maroc

En Espagne, certaines manœuvres d’une partie de la classe politique frôlent l’irraisonnable. Ainsi, la Commission des affaires étrangères au Sénat a rejeté, mercredi 18 mai 2022, une motion présentée par Vox, réclamant de l’Union européenne des sanctions économiques contre le Maroc, l'Algérie et la Mauritanie, sous prétexte qu’ils ne verrouillent pas assez leurs frontières avec l’Union européenne contre l’immigration clandestine.  

L’initiative de la formation d’extrême droite prévoyait aussi de bloquer l'octroi de visas au profit des ressortissants des trois pays maghrébins.

VOX a demandé dans son initiative "de bloquer les visas des ressortissants d’Algérie, du Maroc et de Mauritanie’’ jusqu’à ce que ces pays réadmettent en masse les immigrés illégaux. Vox estime que les autorités de Rabat, d’Alger et de Nouakchott «ont violé la frontière espagnole de manière massive» et commis «une agression» contre l’Espagne «en ne contrôlant pas le trafic irrégulier de personnes». «Les trois Etats ont historiquement utilisé les flux migratoires comme une arme géopolitique, assouplissant ou durcissant les contrôles, selon leurs propres intérêts», a pointé du doigt le parti de Santiago Abascal.

Le texte présenté devant les sénateurs a réussi à faire presque l’unanimité contre lui, recueillant une seule voix en sa faveur, celle de Vox, une abstention de Ciudadanos, et 26 rejets. Le Parti Populaire, qui utilise également la carte de l’immigration à des fins électoralistes, a voté contre la proposition de Vox.