Selon l'ONU, la pandémie fait planer des menaces croissantes sur les enfants dans le monde

Un vie rendue difficile pour les enfants du monde

Le nombre d’enfants touchés par la faim, la violence, la pauvreté, les problèmes de santé mentale, les mariages forcés et les difficultés d’accès à l’éducation, ne fait qu’augmenter.

La pandémie de Covid-19 a bouleversé le quotidien des enfants et s’avère être, pour la vie des enfants du monde entier, un défi et une menace croissants, a affirmé lundi, 31 janvier 2022, un haut responsable du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme (HCDH).

Orest Nowosad, chef de la Section des groupes cibles à la Division des traités du HCDH, a ainsi fait état d’une augmentation «du nombre d’enfants touchés par la faim, la violence, la pauvreté, les problèmes de santé mentale, les mariages forcés et les difficultés d’accès à l’éducation, entre autres».

«Il s’agit notamment de dévier des ressources de la lutte contre d’autres problèmes tels que le paludisme, les enfants de moins de cinq ans représentant 80% des décès en Afrique, selon l’Organisation mondiale de la santé», a-t-il déclaré à l’ouverture de la quatre-vingt-neuvième session du Comité des droits de l’enfant, qui se tient jusqu’au 11 février prochain.

Frustration des experts
Les services du HCDH ont admis que cette situation pourrait devenir «une décennie perdue pour les enfants», laissant les objectifs de développement durable au stade de rêve impossible si aucune mesure n’est prise, comme cela est mentionné dans le dernier rapport du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF). Aussi, est-il temps de maintenir les enfants au centre de toutes les réponses pour faire face à la Covid-19, a plaidé M. Nowosad, faisant valoir le caractère crucial du suivi continu du Comité à cet égard.

A noter que cette session devait initialement commencer le 17 janvier 2022, mais le Haut-Commissariat a dû prendre la décision de ne pas tenir la session en personne au cours du mois de janvier compte tenu de la hausse spectaculaire des cas de variant Omicron. Par la suite, il a été confirmé que les sessions prévues pour février 2022 pouvaient avoir lieu avec les experts se rendant à Genève pour se rencontrer en personne. M. Nowosad a assuré comprendre la frustration des experts face à ces reports qui ont un impact négatif sur l’arriéré croissant de rapports à examiner.

Durant cette 89ème session, le Comité procédera à l’examen des rapports périodiques de deux États parties à la Convention –à savoir les Pays-Bas et Madagascar– dans un format hybride avec une présence en ligne des délégations de chacun de ces deux Etats. Le 10 février prochain, le Comité tiendra par ailleurs une réunion informelle avec les Etats parties à la Convention.

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