Présides occupés : Les gouvernements autonomes de Sebta et Mélilia demandent au gouvernement Sanchez d’intégrer l’UE


Après quatre ans de fermeture des frontières séparant le Maroc de Sebta et Mélilia, les présidents des gouvernements des deux présides crient leur détresse. Les deux villes autonomes souffrent d’une morosité économique étouffante. Face à cette situation, ils entendent se tourner vers le reste de l’Espagne et l’Union européenne et diversifier leurs économies, fortement dépendantes du commerce avec le Maroc.

C’est pourquoi ils demandent au gouvernement de Pedro Sanchez de les inclure dans l’union douanière européenne pour sortir de cette impasse surtout que la question de la réouverture des frontières terrestres n’est pas à l’ordre du jour des responsables marocains et espagnols.

Les présidents des gouvernements de Sebta et Mélila exigent que l’Exécutif espagnol demande à Bruxelles de les faire adhérer au Comité des Régions de l’Union européenne, un organe consultatif qui comprend toutes les Communautés du vieux continent. Notamment parce que l’instance alloue des subventions européennes qui peuvent aider les deux villes autonomes à redresser leurs économies respectives.

Si avant la fermeture des frontières, environ 30000 Marocains entraient à Sebta et Mélilia, ce chiffre est actuellement tombé à un dixième de ce total. Il y a plus de restrictions et de contrôles de passeport. La frontière n’est plus aussi poreuse qu’avant. C’est plus ordonné, mais c’est un coup dur pour les habitants des deux présides et des villes marocaines voisines de Tétouan et Nador.

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