Où se baigner cette année au Maroc?

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Seules quelques plages sont déclarées non conformes à la baignade. Il s’agit des Jbila III, à Tanger, Miami, à Larache, et Oued Merzeg, à Nouacer. Ces stations balnéaires subissent l’influence des rejets d’eaux usées et connaissent une forte concentration de baigneurs.

C’est l’été et les plages marocaines sont, d’ores et déjà, prises d’assaut par les baigneurs. Il est vrai que pendant le mois de Ramadan, la fréquentation des plages, habituellement, n’est pas très forte, mais la hausse brutale des températures a fait l’exception cette année. En raison de cet engouement, les Marocains s’inquiètent tout particulièrement pour la qualité des plages et leur degré de propreté. D’où l’intérêt qu’ils portent au baromètre des plages propres, publié chaque année par le département ministériel en charge du développement durable et la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement. L’édition 2017 de ce baromètre vient d’être rendue publique.

Ce baromètre constitue un outil crédible d’aide à la prise de décision pour les responsables et d’information pour les citoyens et les promoteurs touristiques sur la qualité des eaux de baignade. Sa diffusion constitue aussi une occasion pour évaluer les efforts déployés par tous les acteurs concernés, ainsi que les résultats atteints en matière d’amélioration de la salubrité de nos plages. Le fruit de ce programme de surveillance, qui témoigne d’une volonté ferme des autorités d’élever toutes les plages vers les niveaux des standards internationaux, est à la base de l’octroi du label Pavillon Bleu aux plages les plus propres du Royaume. Pour la secrétaire d’Etat chargé du développement durable, Nezha El Ouafi, «cette labellisation n’aurait pas été possible sans l’engagement et les efforts soutenus de la fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement». Selon les chiffres révélés, le taux de conformité des eaux de baignade des plages marocaines aux normes de qualité a atteint 97,90% en 2017, contre 72% en 2002.

Lutte contre la pollution
Sur les 431 stations qui ont fait l’objet d’un nombre suffisant de prélèvements pour le classement, 421 (soit 97,90%) ont été déclarées de qualité microbiologique conforme aux exigences réglementaires pour la baignade selon la norme relative à la qualité des eaux de baignade NM 03.7.200. Cette amélioration est due aux efforts déployés par les différents départements et institutions concernés par la lutte contre la pollution environnementale et des plages en particulier, manifestés notamment par divers programmes environnementaux tels que le Programme national d’assainissement liquide et d’épuration des eaux usées, le Programme national de prévention et de lutte contre la pollution industrielle et le Programme national des déchets ménagers et assimilés.

La plupart des stations, réparties sur 161 plages, sont conformes à la norme nationale en comparaison avec les saisons précédentes, à l’exception des stations Jbila III, à Tanger, Miami, à Larache, Oued Merzeg, à Nouacer. Ces stations balnéaires déclarées non conformes pour la baignade subissent l’influence des rejets d’eaux usées et connaissent une forte concentration de baigneurs, conjuguées à l’insuffisance des infrastructures d’hygiène.

La surveillance sera généralisée sur l’ensemble du territoire national prochainement, selon le secrétariat d’Etat chargé du développement durable, qui estime que le programme de surveillance a aiguisé la compétition entre les collectivités territoriales qui veulent inscrire leurs plages dans le programme Plages propres pour remporter le pavillon bleu

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