Le mouvement "Save Casablanca" est né sur les réseaux sociaux

Face à la multitude de problèmes liés à la gestion locale des affaires de la capitale économique, est né sur les réseaux sociaux un groupe baptisé Save Casablanca, qui s’assigne pour objectif fondamental la défense du patrimoine et de la mémoire de la ville.

Le mouvement, qui compte des milliers de membres, a choisi de partager les problèmes et les aspirations de la ville, via les réseaux sociaux (Facebook), moyen de vigilance citoyenne, dans le but de faire cesser les nuisances, pointer les responsabilités, apporter des propositions concrètes et contribuer au développement local.

Le recours aux réseaux sociaux était une réaction logique de certains Casablancais soucieux de l’avenir de leur ville. A travers différentes contributions (textes, photos et vidéos), le mouvement ambitionne d’agir de manière positive et citoyenne pour faire part des dysfonctionnements, des failles et des maux dont souffre la capitale économique dans la perspective d’aider à y trouver les remèdes appropriés et inciter les décideurs à prendre les mesures qui s’imposent.

Casablanca souffre, en effet, d’un déficit de gouvernance et patauge dans un grand nombre de dysfonctionnements qui touchent tous les secteurs vitaux de la ville: propreté, transport, occupation de l’espace public, état des espaces verts, des chaussées et des trottoirs, assainissement et éclairage public.

«Partant de là, il était impossible d’assister impuissants, sans soulever au moins devant l’opinion publique, les différents problèmes de gestion en espérant leur règlement dans le cadre d’une démocratie participative», confie Mouna Hachem, écrivain et cofondatrice du mouvement.

Dès le départ de sa création, un noyau dur s’est formé autour du groupe. Aujourd’hui, il compte quelque 250.000 membres de tous milieux socio-professionnels, en progression continue, avec pour combat collectif le bien-être dans une métropole en perpétuelles mutations socio-économiques. L’objectif escompté vise aussi à faire entendre la voix citoyenne des laissés pour compte, à dénoncer toutes formes d’incivilité et à contribuer de façon participative au bien-être collectif.

Le groupe, qui s’est fait une réputation au fil du temps, jouit désormais d’une certaine influence auprès des décideurs et est suivi par les médias, les élus et divers responsables qui n’hésitent pas à satisfaire les doléances des citoyens.