Les sans-abris en période de confinement

Mis à part quelques citoyens contraints de se déplacer pour le travail, les courses ou une urgence médicale, les boulevards et ruelles de Casablanca sont désertés depuis l’annonce du confinement le 20 mars 2020. En cette période de pandémie, les autorités veillent sur le respect des comportements responsables pour la limitation de la propagation du virus Covid-19, mais aussi sur la protection des citoyens sans abris. Habituellement errants entre les feux rouges, les snacks, cafés ou restaurants à la recherche de quelques pièces de monnaie ou de nourriture chaude. Ces sans domicile fixe (SDF) ont beaucoup souffert de la solitude et de l’isolement résultant du confinement, avant que les autorités prennent les choses en main et leur offrent un toit, ou du moins pour cette période exceptionnelle.

C’est dans cet esprit que la préfecture d’arrondissement Aïn Chock a procédé, en coordination avec la délégation provinciale de la Jeunesse et des Sports de Aïn Chock, Hay Hassani et Nouaceur, à l’aménagement d’un espace provisoire pour héberger les personnes sans abri au Centre socio-sportif de Sidi Maârouf. Cette structure a eu le double avantage d’atténuer l’impact de l’état d’urgence sanitaire sur ces personnes vivant à la marge et de permettre aux plus déterminées parmi elles de retrouver un semblant de vie normale, au sortir de la crise engendrée par la pandémie du nouveau coronavirus. Cet espace, d’une capacité de 30 lits, accueille actuellement 16 personnes qui bénéficient de services de qualité à même de leurs offrir de meilleures conditions de vie, particulièrement durant cette période de crise sanitaire. Il est doté de dortoirs, d’une cuisine équipée de matériel nécessaire pour assurer une restauration de qualité, d’un service de santé, de terrains de sport et de salles pour se divertir et regarder la télévision.

Dès leur admission au Centre, après un contrôle médical et la réconfortante douche chaude, les sans-abris sont pris en charge par l’assistante sociale qui assure leur accompagnement et leur fournit un soutien psychologique, dans le dessein de faciliter leur réintégration. Au moment où trois parmi eux ont pu retourner au domicile familial grâce à l’intermédiation des service sociaux de la préfecture, d’autres ont fait part de leur souhait de disposer d’une activité génératrice de revenu (AGR), dans le but de sortir de la situation de précarité, alors que des personnes âgées ont souhaité leur transfert dans un centre de protection sociale.