Du sang neuf dans la diplomatie marocaine

UNE VINGTAINE D’AMBASSADEURS NOMMÉS PAR S.M. LE ROI

Des profils jeunes et hautement qualifiés ont été nommés à des postes diplomatiques stratégiques. Cette vague est venue apporter un souffle nouveau à la diplomatie marocaine dans un contexte international difficile. Outre la défense de l’intégrité territoriale du Royaume, les nouveaux arrivants sont mandatés pour dynamiser les relations économiques entre le Maroc et ses partenaires internationaux.

La diplomatie marocaine se renforce et surtout se rafraîchit par une vingtaine de nouveaux ambassadeurs qui se sont vu confier la mission de dynamiser le rôle du Maroc sur la scène internationale. Un mouvement diplomatique justifié par le nouveau contexte international, durement touché par la crise sanitaire et son corolaire la crise économique. Plus que jamais tourné vers l’avenir, le Maroc appréhende désormais les changements géopolitiques internationaux qui ne manqueront pas d’influer sur la position internationale du Royaume.

C’est pour anticiper ces changements afin de préserver ses acquis et défendre les intérêts politiques supérieurs du pays que S.M. le Roi Mohammed VI a procédé, lundi 6 juillet 2020, en conseil des ministres, à la nomination de nouveaux profils aptes à relever les défis diplomatiques du Maroc à l’échelon international, au premier rang desquels on trouve, bien entendu, la défense de l’intégrité territoriale du Royaume. Placée au centre de toute action diplomatique internationale, la question du Sahara marocain a été érigée par le Souverain en priorité absolue qui doit constamment figurer sur l’agenda politique des nouveaux ambassadeurs.

La dynamisation des relations économiques entre le Maroc et ses partenaires stratégiques figure aussi parmi les missions qui sont dévolues aux nouveaux nommés. C’est ainsi que plusieurs capitales européennes, réputées stratégiques pour le Royaume, ont vu un changement des titulaires des postes diplomatiques. Il s’agit, en effet, de Karim Medrek, nommé ambassadeur à Stockholm; Mohamed Sbihi, à Athènes; Hakim Hajoui, à Londres; et Nabila Freidji, à Oslo.

Nouveaux défis
Venu d’Australie où il a passé plusieurs années en tant qu’ambassadeur, Karim Medrek est un pur produit du ministère des affaires étrangères où il a progressivement gravi les échelons jusqu’à devenir directeur de la communication et des relations institutionnelles. Un poste stratégique où il a brillé après avoir construit de solides relations d’amitié avec de nombreux journalistes qui l’apprécient énormément pour son sens élevé de la communication. Karim Medrek est amené à déployer tout son talent et toute son expérience en faveur de la cause nationale dans une capitale européenne connue pour son soutien au Polisario. Une mission qui ne sera pas de tout repos pour ce diplomate hors pair.

La capitale britannique, Londres, va, elle, accueillir Hakim Hajoui, fils de l’actuel secrétaire général du gouvernement, Mohamed Hajoui. Natif de Rabat en 1983, diplômé de l’université Concordia, à Montréal, et de Télécom Paris, il début sa carrière en conseil en stratégie et organisation chez Capgemini Consulting, à Paris. En 2012, il intègre l’OCP en tant que chargé de mission au cabinet du PDG du groupe, Mostafa Terrab, avant de rejoindre la direction de la stratégie et du Corporate Development. Il y est en charge de l’expansion des activités d’OCP en Afrique et contribue au développement de partenariats de coopération Sud-Sud dans plusieurs pays, notamment en Côte d’Ivoire, au Sénégal et au Ghana. En 2015, il accompagne la création de la filiale OCP Africa et dirige les opérations en Afrique de l’Ouest, avant d’être nommé, depuis 2016, directeur de cabinet du président du groupe.

Au même titre que l’Europe, l’Afrique est également un continent stratégique pour le Royaume. Depuis son retour dans l’enceinte de l’Union africaine, en janvier 2017, le Maroc ne cesse d’orienter ses priorités diplomatiques vers l’Afrique. Plusieurs capitales africaines ont ainsi connu des changements au niveau des représentations diplomatiques. C’est ainsi que Hassan Naciri a été nommé à Dakar, Driss Isbayene au Mali, Zakaria Koumiri en Tanzanie, Abderrezzak Laassel à Nairobi et Issam Taib à Conakry. Des profils aussi pointus qu’expérimentés pour des pays africains avec lesquels le Maroc entretient de fortes relations.

Au niveau du monde arabe, plusieurs capitales ont connu des changements: Ali Benaissa, au Koweït; Mohamed Hamzaoui, à Abu Dhabi; Mohamed Ait Ouali, à Alger; et Abderrahim Mouziane, ambassadeur chef du bureau de représentation du Maroc à Ramallah, en Palestine.

En Amérique latine, Hicham Elaloui a été nommé à La Havane; Hicham Dehhane en République dominicaine; et Bouchra Kadiri Boudchich à Panama. Les autres nommés sont: Wissane Zailachi à Sydney, Mohamed Rachid Maaninou au Kazakhstan et Abderrahim Rahali en Thaïlande. Le moins que l’on puisse dire est que le Maroc s’apprête à affronter les nouveaux défis auxquels le monde est confronté. Parmi les plus importants: la relance économique qui semble désormais être la priorité absolue de tous les pays gravement touchés par la crise du Covid-19.


1 commentaire

  • amedomdom

    12 Juillet 2020

    A chaque nomination d'ambassadeurs, les médias titrent quasiment tous : du sang neuf. je ne comprends pas, soit les prédécesseurs successifs ont failli, donc gros problème , soit plus paresseusement, la MAP donne à ses clients, le la et le rythme, depuis 1956... Bizarre !

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