SANCTUARY19, DES AMBITIONS NON-MASQUÉES

UNE ENTREPRISE MARRAKCHIE DE PRODUCTION DE MASQUES PERSONNALISÉS ACCRÉDITÉE

Créée par un spécialiste du tourisme et de la restauration, Sanctuary19 veut se positionner comme une référence dans la production de masques personnalisés.

Des masques pour se protéger contre le Covid-19, le Maroc en produit des millions chaque jour et en exporte même. Mais des masques personnalisés? Possible d’en trouver aussi, notamment sur le net, mais le prix à débourser est, en général, suffisamment cher -de l’ordre d’une soixantaine de dirhams par masquepour décourager les chalands. Entrepreneur dans l’âme, Abdelkamel Aït Bouskri y a vu une opportunité pour produire des masques personnalisés à la fois pécuniairement abordables mais aussi de qualité et sûrs pour leurs utilisateurs. Résultat, il vient de lancer Sanctuary19, sa propre marque de masques personnalisés.

Dotée d’un site web dédié, Sanctuary19 propose trente-deux modèles de masques dont les prix oscillent entre 35 et 45 dirhams l’unité et se déclinent aussi bien pour les femmes, les hommes que les enfants. De plus, il est également possible de se faire imprimer son propre design, au cas où par exemple une compagnie voudrait y mettre son logo. Surtout, les masques sont approuvés par IMANOR, l’Institut marocain de normalisation, de même que l’encre utilisée est certifiée contre les métaux lourds. Ainsi, ils disposent de deux couches de tissu filtrant et sont réutilisables après avoir été lavés.

Ajouter de la valeur
M. Aït Bouskri a même trouvé le moyen de se faire accréditer par l’Association française de normalisation (AFNOR), ce qui lui permet donc d’être également vendu à l’étranger. Avant la pandémie de Covid-19, M. Aït Bouskri n’avait pourtant jamais produit de masques et avait encore moins de relation avec le textile, puisque c’est dans le domaine du tourisme et de la restauration qu’il a fait principalement ses armes depuis qu’il était rentré des Etats-Unis en 2002 où il avait étudié, trois ans durant,... l’informatique. “Ce qui s’est passé est que ma famille possédait un riad à Marrakech, d’où je suis moi-même originaire (il y a vu le jour en 1979, ndlr), et j’ai préféré participer à son développement plutôt que de poursuivre une carrière d’informaticien,” se rappelle-t-il. Et ce riad, ce n’est autre que Riad Kniza, un des hôtels de charme de référence de la ville ocre. S’y ajoutent deux restaurants, à savoir Les Terrasses des arts et Food on Demand (FOD), en sus de la plateforme de e-learning MyVLE, qui avait remporté fin 2013 la Maroc Startup Cup de la meilleure start-up marocaine de l’année.

Avec le Covid-19 et les fermetures qui ont dû, sur décision du gouvernement, s’en suivre, les affaires de M. Aït Bouskri se sont trouvées en difficulté, et le concerné a aussitôt commencé à réfléchir à des solutions qui d’un côté, sauveraient les meubles, mais surtout permettraient à ses salariés de garder un revenu décent. “Naturellement, l’idée de masques personnalisés s’est imposée,” nous indique-t-il. Ces mêmes salariés participent ainsi directement aujourd’hui au développement de Sanctuary19, dont les masques sont produits dans le quartier industriel de Marrakech. S’il préfère ne pas donner “pour l’heure” de chiffre précis, M. Aït Bouskri n’en reste pas moins “satisfait”, nous confie-t-il, des ventes réalisées. “Mais le plus important pour nous, c’est que la machine ne s’arrête pas, qu’on puisse continuer de créer de la valeur pour notre pays,” nous indique-t-il, loin de “masquer” ses ambitions.


1 commentaire

  • Said

    3 Juin 2020

    Bravo et encore bravo pour c est deux jeune marocaine pour cette initiative je vous dit de tous mon cœur Bonn courage

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