Salon international de l'édition et du livre (SIEL) : Une édition qui tient toutes ses promesses

Des livres pour tous les goûts et les âges, de tous les genres, il y en a au SIEL. Aussi, des rencontres improvisées avec des auteurs de haut vol, des signatures et des dédicaces, des débats, des conférences sur la littérature africaine et internationale, l’apport culturel des MRE, des présentations de nouveaux ouvrages… Le Salon de l’édition et du livre séduit ses visiteurs, et c’est tant mieux!

Jeudi 9 juin 2022, Rabat. Des chapiteaux, un dispositif sécuritaire imposant, des cohortes d’élèves et d’étudiants escortés par leurs professeurs… Difficile de ne pas s’apercevoir d’une activité inhabituelle à un quart d’heure du centre-ville de Rabat, dans une zone paisible, à proximité de la forêt urbaine Ibn Sina de Souissi et du grand Parc Hassan II, un des plus spacieux et verdoyants du Royaume. Sur une superficie de deux hectares, dont un couvert, l’immense espace OLM Souissi, qui abrite la 27ème édition du Salon international de l’Édition et du Livre (SIEL), depuis le 3 juin et jusqu’au 12 du même mois, grouille de monde. Cette édition, organisée par le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication sous le haut patronage de S.M. le Roi, a élu domicile sous les cieux de la capitale des Lumières. «L’organisation à Rabat de la 27ème édition du Salon international de l’édition et du livre (SIEL) constitue une consécration pour cette ville en tant que capitale culturelle du Royaume, capitale africaine de la culture et capitale de la culture dans le monde islamique pour l’année 2022», nous déclare le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mehdi Bensaïd. Un choix judicieux, malgré les critiques qui lui ont été adressées du fait de son déplacement de Casablanca, qui a abrité les 26 premières éditions.

Coopération Sud-Sud
La tenue à Rabat de cet événement international va de pair avec la dynamique culturelle en marche dans la capitale du Royaume, souligne M. Bensaïd. En effet, le choix des littératures africaines comme invité d’honneur du 27ème SIEL s’inscrit dans le droit fil de la vision éclairée de S.M. le Roi Mohammed VI pour la promotion de la coopération Sud-Sud. Dans Son discours prononcé devant le 28ème Sommet de l’Union africaine, en 2017 à Addis-Abeba, S.M. le Roi a indiqué que «l’Afrique peut être fière de ses ressources, de son patrimoine culturel, de ses valeurs spirituelles et l’avenir doit porter haut et fort cette fierté naturelle».

Lors du premier jour du Salon, les participants à une rencontre sous le thème «L’ancrage continental et mondial de la culture africaine: actualité et perspective » ont tenu à souligner la richesse et l’importance de la littérature africaine et à rappeler que plusieurs textes littéraires africains ont marqué profondément l’histoire et la littérature mondiale. «L’Afrique n’est pas un continent de blessures mais un territoire de rêves et de possibles qu’il faut bâtir à travers la littérature et les autres arts», ont-ils affirmé.

A l’OLM Souissi, le département de Bensaïd et la directrice du Livre, Latifa Moftaqir, veillent au grain. Bonne organisation et surtout un confort renforcé, autant pour les visiteurs que pour plus de 700 exposants de 40 pays. Mieux, les éditeurs arabes ont été exonérés des frais de location des espaces d’exposition. Une initiative de Mehdi Bensaïd qui a été grandement louée par l’Union des Editeurs Arabes, samedi 4 juin.

Satisfaction générale
L’autre défi de M. Bensaïd est l’engouement pour cette 27ème édition. Là aussi, le challenge a été relevé haut la main. Près de 25.000 visiteurs en deux jours et près de 100.000 visiteurs en six jours. Et le compte n’est pas fini. Le grand afflux est attendu pour les samedi et dimanche 11 et 12 juin.

Côté éditeurs, la satisfaction est quasi générale. «Je suis satisfaite. D’abord, l’emplacement change par rapport à Casablanca. Ce n’est pas du tout le même lectorat. Ce ne sont pas les mêmes visiteurs. On a l’impression qu’ici on est plus en contact avec la classe moyenne.

L’explication qui peut être donnée c’est qu’à Casablanca, on était situé en plein quartier populaire. A Rabat, il y a beaucoup de parents qui viennent acheter des livres pour leurs enfants. Eux, ils ne lisent pas mais ils veulent que leurs enfants lisent et aiment le livre. Je suis une éditrice de livres pour enfants. On véhicule des valeurs et de la culture qui fait grandir les enfants. Je suis militante de la lecture et du livre. J’ai participé à plusieurs éditions. Et je constate qu’il y a une évolution certaine par rapport aux éditions passées», nous confie Nadia Essalmi, fondatrice des éditions Yomad, première maison d’édition dédiée au livre pour enfants au Maroc.

Passionnés de lecture
Des livres pour tous les goûts et les âges, de tous les genres, il y en a au SIEL. Aussi, des rencontres improvisées avec des auteurs de haut vol, des signatures et des dédicaces, des débats, des conférences sur nombre de sujets d’actualité, sur la littérature africaine et internationale, l’apport culturel des MRE… des présentations de nouveaux ouvrages…

Le SIEL séduit ses visiteurs et c’est tant mieux. Des visiteurs pas seulement r’batis. Les deux gares de Rabat Ville et Rabat Agdal accueillent chaque jour des milliers de passionnés de lecture et de la littérature, venus de tous bords. Il semble bien que la capitale africaine de la culture et le ministre Mehdi Bensaïd ont gagné le pari.